PARALYSIE AGITANTE
La maladie de Parkins^n est surtout une affection de l'âge mûr et de h vieillesse ; mais ce syndrome a pu être observé quelquefois chez les enfants,, et le Dï"' Rouvillois [Thèse de Lyon, 1899) a résumé l'état de nos connaissances, sur ce point. Comme causes, on a cité la frayeur et les émotions vives, le rhumatisme, la rougeole (cas de Lannois).
Tantôt les symptômes se montrent avant la puberté, à trois ans (Huchard),. à douze ans (Lannois), à dix ans et demi (Weill et Rouvillois) ; tantôt ilssurviennent après quinze ans. L'hérédité neuro-pathologique est relevée plusieurs fois, et le caractère familial a été signalé par de Clarici et Medea (4 enfants atteints de paralysie agitante sur 10). Début brusque ou lent par les^ membres supérieurs ; tremblement unilatéral ou bilatéral, raideur, faciès inerte, trémulation incessante, lenteur de la parole, propulsion et rétropulsion, phénomènes vaso-moteurs, tendance à la lypémanie.
Marche lente et progressive, durée indéfinie.
Omaura à distinguer de la paralysie agitante : Vhystérie, qui sera dénoncé;par ses stigmates ; la chorée, qui s'accuse pa^r l'incohérence des mouvements ; le tremblement héréditaire, qui ne s'accompagne pa« de rigidité-musculaire ; les^ dipLégies cérébrales de V enfance, la paralysie pseudo-bulbaire, Ifes tumeurs céré-
braies, la maladie de Friedreich, la sclérose en plaques. Le diagnostic différentiel sera loin d'être aisé dans ces derniers cas.
Le traitement de la maladie de Parkinson n'est pas plus heureux chez les enfants que chez les personnes âgées. On prescrira une bonne hygiène, le grand air, le séjour à la campagne. On essaiera l'hydrothérapie, particulièrement le drap mouillé laissé un quart d'heure ou une demi-heure tous les matins.