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CONVULSIONS. — ÉCLAMPSIE

Les convulsions, qui ne sont liées ni à l'urémie, ni à une lésion encéphalique forment la principale névrose des enfants en bas âge. Cependant l'analyse clinique montre que l'éclampsie n'est qu'un syndrome relevant de causes diverses et répondant, plus souvent qu'on ne l'a cru, à une lésion encéphalique.

Étiologie. — Avant d'énumérer les causes occasionnelles et accidentelles des convulsions éclamptiques, il faut faire une large part à la prédisposition innée ou acquise. Il y a des familles décimées par les convulsions, et quand on cherche l'origine de la maladie, on la trouve souvent dans une tare héréditaire : épilepsie, hystérie, arthritisme, alcoolisme, vésanies. J'ai vu une hystéro-épileptique qui avait perdu cinq enfants en bas âge dans les convulsions et qui me présentait un sixième enfant également atteint. Dans une autre famille dont le chef était mort d'alcoolisme, sur quinze enfants, trois seulement survécurent ; les douze autres sont morts, en bas âge, de convulsions.

L'hérédité neuro-pathologique, qui crée la prédisposition à l'éclampsie, domine l'histoire de cette névrose ; si l'on ne perd pas de vue cette notion, on comprendra bien et la cause première des convulsions, et l'avenir réservé aux enfants qui en sont atteints. Parmi ceux qui survivent, en effet, beaucoup sont voués à l'épilepsie, à l'hystérie, à l'aliénation mentale. L'enfant, en dehors de toute influence héréditaire, est d'ailleurs prédisposé aux convulsions par le seul fait de l'excitabilité nerveuse qui appartient à son âge. Chez les sujets prédisposés, la moindre cause peut être suivie de convulsions, et cet état de convulsionnahilité avait été déjà souligné par Baumes.

L'âge propice aux convulsions est la première année de la vie ; après deux ans, les convulsions deviennent rares.

On a fait jouer à la dentition un très grand rôle dans la pathogénie des convulsions, et l'on a admis que toute irritation du tube digestif pouvait se traduire par des convulsions réflexes chez les sujets prédisposés. Cela est vrai en principe et d'une^façon générale ; les convulsions sont très communes chez les enfants atteints d'entérite, de diarrhée, de vomissements, de dilatation de l'estomac, chez ceux qui sont nourris au biberon ; elles peuvent même se rencontrer chez les enfants au sein, quand la nourrice abuse des spiritueux. Mais, pour le cas particuher de la dentition, je fais les plus

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