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HYSTERIE

L'hystérie, depuis les recherches de Charcot et de ses élèves, s'est révélée la plus commune de toutes les névroses, aussi bien dans le sexe mascuhn que dans le sexe féminin ; grâce à ses travaux, nous connaissons bien l'hystérie infantile, que je vais décrire.

Étiologie. — « S'il est une névrose, dit Déjerine, dans laquelle l'hérédité ne fasse pas l'ombre d'un doute, dans laquelle elle domine toute l'étiologie, c'est assurément l'hystérie. » L'hérédité est directe ou indirecte, et Briquet, le premier (1854), a bien montré, grâce à la statistique chnique, les relations héréditaires de l'hystérie avec les autres névropathies. Examinant les farnilles de 35 hystériques, comprenant 1.103 personnes (430 hommes et 673 femmes), il trouva l'hystérie 244 fois, l'épilepsie 13 fois, l'aliénation mentale 16 fois, le somnambulisme 3 fois, les convulsions 14 fois, l'apoplexie 10 fois ; encore faut-il remarquer que, du temps de Briquet, l'hystérie masculine passait souvent inaperçue. Bernutz a vu une mère hystérique avoir 6 filles hystériques. L'imitation, la contagion nerveuse, jouent un rôle dans l'hystérie infantile et pourraient expliquer les cas de Bernutz. Parmi les autres antécédents héréditaires, il faut signaler l'alcoolisme, le suicide, l'arthritisme (migraine, goutte, diabète, asthme), la tuberculose, la syphilis. Ce qui prouve encore la parenté de toutes les affections nerveuses, c'est qu'on peut voir, chez le même sujet, l'hystérie s'associer à la chorée, à l'ahénation mentale, à la maladie de Basedovv, à l'ataxie locomotrice (1).

(1) L'hérédité est d'autant plus grave, d'autant plus fortement accusée, que l'hystérie éclate dès l'enfance ou chez l'homme.

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