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HYDROCÈLE CONGÉNITALE

L'épanchement de sérosité dans la tunique vaginale, consécutif à une inflammation du testicule ou de l'épididyme, est rare chez l'enfant et ne diffère pas de l'hydrocèle acquise des adultes. Chez les nouveau-nés, on voit une forme d'hydrocèle acquise, résultant peut-être d'un froissement obstétrical, et se développant dans les premiers jours de la naissance. Cette hydrocèle irréductible et parfaitement translucide disparaît spontanément en quelques semaines.

h'kydrocèle congénitale a une autre origine : elle dépend de la persistance du canal vagino-péritonéal, qui, dans les premiers jours de la vie, fait communiquer la cavité vaginale avec la cavité péritonéale ; Ramonède aurait noté cette communication 32 fois sur 215 enfants. Il y aurait même des étranglements dans le canal de communication, d'où la production, suivant les cas, d'hydrocèle vaginale, d'hydrocèle enkystée du cordon, d'hydrocèle en bissac. Dans cette dernière variété, la poche scrotale communique par un goulot inguinal avec une poche iliaque. Dans tous ces cas, le liquide est clair

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et analogue à celui qu'on trouve dans toutes les hydrocèles. La séreuse est Msse et polie, parfois dépourvue çà et là d'épithélium, hérissée de villosités ou de fausses membranes inflammatoires. Le testicule est à sa place normale en bas et en arrière du scrotum, quelquefois en haut, en inversion, ou non descendu .

La hernie inguinale peut coïncider avec l'hydrocèle. D'habitude l'hydrocèle se manifeste dès la naissance ; d'autres fois elle est plus tardive, suivant la migration du testicule. Elle se présente comme une tumeur lisse, régulière, à parois souples, élastique, fluctuante, transparente. Au lieu d'être arrondie et bien délimitée par en haut, l'hydrocèle congér.itale se prolonge par une sorte de pédicule dans le canal inguinal ; elle se réduit par une pression lente et continue, mais se reproduit vite. Il n'y a pas de gargouillement au moment de la réduction ; il n'y a pas de sonorité à la percussion, ce qui permet d'éliminer la hernie. Le pronostic est bénin et la guérison spontanée la règle.

Le traitement hâte la guérison quand il est prudent et se borne à la compression, à l'application de compresses résolutives (chlorhydrate d'ammoniaque à 5 p. 100), aux pulvérisations d'éther. Il ne faut faire ni ponction, ni injection modificatrice dans la poche. L'hydrocèle vaginale guérit toute seule; l'hydrocèle enkystée du cordon guérit aussi spontanément; j'en ai vu au moins trois cas qui n'ont pas eu besoia d'intervention chirurgicale.

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