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CONJONCTIVITES A PNEUMOCOQUES

En 1894 (^nn. d'Ocw/.),le D^ Parinaud a signalé la conjonctivite à pneumocoques des nouveau-nés. Son élève, le D^ A. Nicollas, a repris cette étude dans sa thèse (Paris, 28 nov. 1901).

Étiologie. — Les adultes sont rarement atteints, la maladie s'observant chez les nouveau-nés et les écoliers. La contagiosité est certaine, et on a observé de véritables épidémies de conjonctivite pneumococcique. On la rencontre principalement en automne et au printemps. A l'examen bactériologique, on trouve le pneumocoque, tantôt seul, tantôt associé à d'autres microbes.

Symptômes. — La réaction inflammatoire est très légère et locahsée à la conjonctive palpébrale et aux culs-de-sac. Les globes oculaires sont indemnes. La conjonctivite est bilatérale ; cependant elle peut guérir d'un côté, l'autre restant malade avec tendance à la chronicité.

On l'observe dès les premiers jours de la naissance, avec coïncidence habituelle d'enchifrènement et de coryza.

On note d'abord du larmoiement : les paupières sont un peu collées le matin. L'aspect larmoyant et sale caractérise la maladie.

Dans la seconde enfance, la réaction inflammatoire est plus vive et la propagation par contagion plus évidente. Cependant, au bout de cinq à six jours, les phénomènes disparaissent, et le pronostic est des plus bénins. D'après Gasparini, il pourrait y avoir, dans quelques cas, des complications ulcéreuses de la cornée.

Diagnostic. — La limitation aux conjonctives palpébrales, le larmoiement, la rapidité d'évolution, la coexistence du catarrhe naso-pharyngien sont des caractères cliniques importants. L'examen bactériologique vient confirmer le diagnostic en faisant déceler le pneumocoque et en écartant toute possibilité de conjonctivite à bacilles de Lôffler, à bacilles de Weeks, à gonocoques.

Traitement. — Chez les nouveau-nés, Parinaud se borne à des lavages boriques et à des onctions avec la vaseline. Plus tard on pourra se servir de collyres au sulfate de zinc et au nitrate d'argent à 1 p. 100.

Dans les épidémies scolaires, sans demander le licenciement, on se bornera à l'exclusion temporaire des enfants atteints.

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