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STRABISME ET PARALYSIES OCULAIRES

C. Paralysie du pathétique ou grand oblique. — Déviation en haut et en dedans, déviation secondaire en bas et en dedans, diplopie en bas et en dedans, images homonymes et superposées, tête abaissée et tournée du côté sain.

Il faut savoir si la paralysie est périphérique (exophtalmie, névrite optique par compression), ou basale (foyer tuberculeux des méninges ou des os de la base du crâne, fractures, névrite optique), ou pédonculaire (paralysie alterne, tuberculos*^), ou nucléaire.

La paralysie due à une lésion des noyaux centraux porte encore le nom d'ophialmoplcnie. L'ophtalmoplégie est interne quand les muscles irien et ciliaire sont pris (mydriase, perte de l'accommodation). Elle est externe quand les muscles extrinsèques de l'œil sont seuls pris. Elle est totale quand les deux systèmes sont paralysés. Elle peut être associée à d'autres paralysies bulbaires (polio-encéphalites).

Le traitement vise la cause :. syphilis, tumeurs, tubercules.

Névrite optique. — N'ayant pas la prétention de décrire toutes les maladies oculaires, nous ne parlerons que sommairement des lésions du nerf optique malgré leur importance. La névrite optique fait partie d'ailleurs des maladies de l'encéphale plus encore que des maladies des yeux. On la rencontre dans les méningites, les encéphalites aiguës ou chroniques, les tumeurs cérébrales, l'hydrocéphalie, l'idiotie amaurotique familiale, le tabès. Elle peut être héréditaire et famihale. P. Haushalter [Archives de Médecine des Enfants, oct. 1910) a publié l'observation intéressante d'une mère et de ses trois garçons qui étaient atteints de névrite optique.

Sclérotiques bleues. — On décrit, sous le nom de sclérotique bleue, un état particuher, congénital, de cette membrane signalé par von Ammon, en 1841, étudié au microscope par Buchanan en 1903 : cornée et sclérotique amincies (3/5 de l'état normal pour la cornée, 1/3 pour la sclérotique), fibres réduites de nombre, absence de la couche élastique antérieure. Peters, en 1908, a relevé la transmission des sclérotiques bleues dans quatre générations. Environ 50 0/0 des enfants nés de parents de sclérotiques bleues présentent cette anomahe. Eddowes [Bril. Med. Journ., 1909) a signalé l'association de la sclérotique bleue avec la fragilité des os (9 fractures en deux ans chez un garçon à sclérotiques bleues). Burrows {Brit. Med. Jour., 1911), sur une série de cas dan^ 4 générations (29 individus de la même famille), relève 13 sclérotiques bleues avec 9 fractures (7 multiples). Même coïncidence relevée par Adair-Dighton (1912), Coulon (1913), Cockayne, Ostheimer(1914), Ch. Herrman (^mer. Jour, of Diseuses of Cliitdren, mars 1915). Dans un cas de Rolleston (1911), il y avait association avec la syphilis.

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