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SPASME DE LA GLOTTE OU ASTHME THYMIQUE

sérieux. Si l'on tient compte des cas légers comme des cas graves, la proportion des giiérisons l'emporte de beaucoup sur celle des morts. Plus les accès sont violents, rapprochés, multipliés, plus le pronostic est grave ; si l'accès est unique, léger, ou bien si les accès, après avoir été violents, vont en s'atténuant, la guérison est probable.

Diagnostic. — La quinte de coqueluche, avec ses mouvements saccadés d'expiration et de reprise, se distingue aisément du spasme court et silencieux de l'asthme de Kopp. La toux et la voix du croup, les sifflements incessants de l'œdème de la glotte, la toux aboyante du stridulisme, permettront de distinguer le spasme de la glotte de la diphtérie, de la laryngite œdémateuse, de la laryngite striduleuse. L'adénopathie trachéo-bronchique donne plus souvent des accès coqueluclioïdes que des spasmes silencieux.

Parmi toutes ces maladies, la laryngite striduleuse est celle qui a été le plus souvent confondue avec le spasme de la glotte. Mais, outre les différences symptomatiques de l'accès, il faut se rappeler que le stridulisme s'observe à un âge plus avancé (deux à cinq ans), tandis que le spasme appartient à la première enfance, qu'il se traduit par une toux bruyante, à caractère spécial, et enfin que le premier est bénin, tandis que l'autre est souvent mortel. Reste V asthme vrai, qui est commun, même dans la première enfance; il se distingue par le catarrhe qui l'accompagne, par la toux, par les râles musicaux que donne l'auscultation.

Traitement. — Outre les conditions hygiéniques de nature à prévenir les accès (allaitement naturel, vie au grand air, dans le calme, loin du bruit), on a essayé une multitude de remèdes : les antispasmodiques (oxyde de zinc, eau de laurier-cerise, bromure de potassium, assa /œ/iJa, musc, belladone) ; les évacuants (ipéca, calomel) ; les douches et les bains tièdes dans l'intervalle des accès (bains de tilleul). Reid conseille de changer d'air, d'éviter à l'enfant tout bruit, toute contrariété, toute impression vive, de faire boire lentement, de donner (quand l'enfant mange) des aliments en purée.

Pendant l'accès, on jettera de l'eau froide sur le visage, on frictionnera, on flagellera le corps. Les inhalations d'éther ou de chloroforme sont à essayer. Si le danger d'asphyxie est imminent, on fera l'intubation du larynx et l'insufflation (sonde, tube de Ribemont). On pourra recourir aussi au marteau de Mayor, à l'électricité. Kûrt (de Vienne) conseille de toucher la conjonctive ou la pituitaire avec une barbe de plume trempée dans une solution de quinine.

On a dit que, dans la spasmophihe, c'était le métabohsme du calcium qui était troublé. De fait, j'ai obtenu de bons résultats avec le bromure de calcium à la dose de 10 à 20 centigrammes par jour dans une potion. L'opothérapie parathyroïdienne n'a jusqu'à présent rien donné.

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