PITYRIASIS ROSÉ DE GIBERT
Il se présente sous forme de taches brunâtres, disséminées, rondes ou ovales, au-devant du sternum, ou entre les omoplates. Vue de près, la couleur est café au lait, la peau semjtle finement plissée, et elle desquame en poudre fine ; un coup d'ongle enlève un amas squameux qui contient de nombreux éléments parasitaires.
L'afîection est indolente, à peine prurigineuse, mais tenace. Elle est contagieuse et ne se voit guère avant la seconde enfance. Cependant Sabouraud, chez un nourrisson, a trouvé le Microsporon fur fur. On a dit que les tuberculeux et les cachectiques offraient un terrain de prédilection au Pi/yriasis versicolor. Tl est possible, comme le dit Sabouraud, qu'il n'y ait là qu'une question de gilet de flanelle.
Le diagnostic est généralement facile ; en cas de doute, il suffit d'examiner les squames dans une goutte de solution potassique à 30 p. 100 ; on peut colorer au bleu de méthylène. On voit alors un mycélium flexueux enserrant des groupes de spores. Ces spores, ronds, à double contour, sont de dimensions variables ; leur amas rappelle une grappe de raisin.
Le traitement est sans difficultés ; la teinture d'iode en badigeonnages détruit rapidement les placards pityriasiques. Mais les récidives sont fréquentes, soit par des taches oubliées, soit au contact de vêtements non désinfectés. Quand les surfaces malades sont très étendues, la teinture peut être diluée à 1/2, à 1/4, à 1/10 avec de l'eau de Cologne, comme le veut Sabouraud ; alors on peut en user largement.