APLASIEMONILIFORMEOU MONILETHRIX
Sous le nom â'aplasie moniliforme ou monileihrLr , on décrit une dystrophie famihale et héréditaire caractérisée par l'alternance régulière de renflements et rétrécissements des cheveux.
Étiologîe. — La maladie se voit dès la naissance, puisqu'elle est congénitale et héréditaire. Son caractère familial s'accuse dans la plupart des observations. Dans un cas deJeanselme [Ann. de Derm.ei Sijph., noyA901),\e père, la grand'mère, une tante, deux cousins étaient atteints (six dans la famille).
(1) Pour les écoles secondaires, les conséquences de l'isolement absolu pourraient être graves ; la séparation, la surveillance suffiront dans nombre de cas.
TRICOPHYTIE. - TEIGNE TONDANTE 1031
On a cité des cas avec 14 et 17 membres de la même famille en plusieurs générations (Sabouraud). Cependant Danlos a vu un cas de monilethrix acquis <îhez une fille de six ans et demi [Soc. de Demi. el Sijph.,16 avril 1901).
Symptômes. — L'enfant vient au monde avec des cheveux normaux ; -après la chute de ces cheveux, il reste glabre quelque temps, puis présente de petits poils rares, secs, courts, cassants, sur un cuir chevelu kératosique. L'examen attentif de ces poils montre une série de renflements colorés interrompus par des étranglements décolorés (cheveux zébrés). Les sourcils et d'autres poils du corps peuvent être atteints. En même temps on note la présence de kératodermie ou kératose pilaire aux lieux d'élection, sur la face d'extension des membres. La peau est sèche partout. Durée indéfinie, guérison très incertaine ; car il s'agit là d'une malformation cutanée analogue à celle de la kératose pilaire, de l'ichtyose.
Diagnostic. — L'aspect typique des cheveux considérés attentivement, cette forme en chapelet, cette bigarrure présentée par la différence de couleur des étranglements et des renflements sont caractéristiques. Mais il existe une autre maladie des cheveux, la îrichorrexie noueuse ou irichomycose nodulaire (.Juhel-Rénoy), qui offre avec le monilethrix de grandes analogies. On remarquera toutefois que les renflements, dans cette dernière maladie, sont pathologiques ; le cheveu est gonflé j;usqu'à éclater par un parasite de l'ordre des champignons.
Traitement. — Il faut faire tous les jours, pendant très longtemps, des frictions énergiques du cuir chevelu avec une pommade un peu irritante, telle que le glycérolé cadique (1/3) ou la pommade à l'ichtyol, la pommade soufrée {1/5 à 1/lOj. Les cheveux deviennent alors plus vigoureux, plus longs, plus abondants.