MALADIES DU FŒTUS
J.-W. Ballantyne, qui a fait une étude approfondie de la pathologie aniénaiale, établit les divisions suivantes : 1® maladies idiopathiques (de la peau et du tissu sous-cutané, du système nerveux et autres appareils, néoplasmes) ; 2^ maladies transmises (fièvres, syphilis, infections diverses) ; 3® maladies traumatiques ; 4® intoxications. La pathologie de la vie intrautérine peut elle-même se subdiviser en pathologie embryonnaire (tératologie) et en pathologie fœtale. Ce qui rend très obscure et relativement très peu pratique cette pathologie, c'est la difficulté du diagnostic des maladies intrautérines. Il faut étudier avec soin l'état de santé des générateurs, la symptomatologie de la grossesse. Pendant le travail, on peut reconnaître parfois des anomalies fœtales, l'ascite, l'hydrocéphalie. La thérapeutique intra-utérine est aussi pauvre que sa séméiologie. Parmi les médicaments susceptibles d'agir sur le fœtus, il faut mettre au premier rang le mercure et le chlorate de potasse. Le premier convient à la syphilis ; le second peut prolonger la grossesse, prévenir l'avortement, surtout s'il est associé au fer. Il faut, dans tous les cas, préserver la femme enceinte des maladies infectieuses et des intoxications capables de retentir sur le fœtus.
Étudions maintenant quelques maladies fœtales ; nous le ferons brièvement, car plusieurs de ces maladies existent chez le nouveau-né.
Anasarque généralisée du fœtus. — Ballantyne en a observé 7 cas; on trouve un œdème généralisé avec épanchements dans la plèvre, le péritoine, le péricarde, œdème du placenta. L'enfant est mort-né, parfois il vit quelques heures ou quelques jours. La mère, souvent saine, peut avoir aussi de l'anasarque, un mal de Bright, une cardiopathie, une anémiie, une maladie du foie. Il y a parfois hydramnios, et la même femme peut engendrer plusieurs fœtus hydropiques. Les causes ont été : la fermeture prématurée du trou ovale, le rein kystique, la leucémie fœtale, l'absence du canal thoracique. A côté de ces causes fœtales, on a incriminé les dyscrasies maternelles, la néphrite, la malaria, l'endométrite. En cas de grossesse gjémellaire, on a vu parfois un fœtus hydropique et l'autre sain.
Éléphantiasis kystique. — Ce processus peut être localisé ou généralisé. Il y a un œdème gélatineux par ectasie lymphatique. L'enfant peut mourir dans l'utérus, survivre quelques heures ou parfois des années, quand la lésion