CORPS ÉTRANGERS DES VOIES AÉRIENNES
Le traitement de choix, d'après les travaux des laryngologistes les plus compétents, est la trachéotomie ou le tubage. Le tubage, quand il est possible, permet de remédier à l'asphyxie présente ; de plus, le contact du tube métallique détermine à la longue l'atrophie des papillomes et rétablit la perméabilité des voies aériennes. Mais la Irachéoiomie lui est supérieure, car elle met pendant longtemps le larynx au repos et permet la régression des masses papillomateuses. LeD^G. HunterMackenzie a bien montré que la trachéotomie employée seule pouvait guérir les papillomes du larynx, l'atrophie spontanée de ces tumeurs ne manquant jamais quand l'organe, mis au repos complet, est soustrait aux causes d'irritation (parole, passage de l'air). En veut-on des exemples? Le D^ Railton traite une fillette de trois ans et troi^ mois, ayant de la raucité de la voix depuis deux ans, par la trachéotomie ; l'enfant porte une canule molle pendant trois ans et neuf mois ; elle guérit. Une autre fillette de quatre ans guérit aussi après avoir gardé sa canule pendant deux ans (Brii. Med. Journ.,iéYriev 1898). Le D^^ Alexandroff [Dieiskaïa Medilzina, 1898) cite plusieurs cas de guérison par la trachéotomie seule après le port d'une canule pendant six mois, un an, plusieurs années (garçon de deux ans, fille de onze ans). P.-J. Martino [Arch. Lai. Amer, de Ped., juillet-aofit 1918), sur 4 cas de papillomes laryngés traités par trachéotomie et laryngotomie, a obtenus guérisons. C.*H. Me Ibraith (Joi^r. of Lar. Rhin, and 01., oct. 1919), chez une fillette de 22 mois, a vu la mort par choc respiratoire (atelectasie dos deux poumon?) suivre l'ablation des papillomes avec trachéotomie.
On ne songera à extirper les papillomes que quand ils seront uniques, pédicules,, facilement accessibles. Cependant Maurice Boulay a obtenu un beau succès par la thyrotomie [Arch. de Méd. des Enfants, 1900).
E. Halphen et F. Fontaine {Ann. des Mal. de l'Oreille, etc., n^ 4, 1913) ont obtenu la guérison de papillomes laryngés diffus récidivants par la laryngoslomie avec dilatation caoutchoutée secondaire, préconisée par Killian, employée méthodiquement par Sargnon et Béco (de Liège).