ScHMiDT, Lie/ng's Annalen, LXI, p
PHYSIOLOGIE
quelconque entre les équivalents de ces corps et les quantités de l'un qu'il est nécessaire de substituer à l'autre. La pepsine est sécrétée par les cellules principales, cellules adelomorphes (du grec aSv^lo?, indistinct) des glandes gastriques. Celles du fond de l'estomac et celles de la région pylorique participent à sa production.
A l'état de jeûne, les cellules principales sont claires et volumineuses. Pendant les six premières heures de la digestion, elles se gonflent et deviennent granuleuses; puis, jusque vers la neuvième heure, elles diminuent, et en même temps leur protoplasma devient plus granuleux encore. De la sixième à la neuvième heure, les cellules principales des glandes pyloriques subissent les mêmes modifications.
La pepsine n'existe pas à l'état de produit complet dans les cellules; celles-ci ne contiennent que la matière pepsinogène , renfermée dans les granulations des cellules principales. Cette substance est inactive, mais elle se transforme en pepsine sous l'influence de HCl dilué.
A côté de la pepsine existe un ferment qui fait coaguler le lait, le ferment lab (présure), découvert par Hammarsten en 1872. Des conditions d'analyse aussi difficiles que pour la pepsine ont empêché d'en connaître la composition exacte; comme la pepsine, ce ferment rentre dans la catégorie des ferments solubles que nous avons définis plus haut. Il a été récemment étudié par Johnson* qui a constaté sa présence constante dans les sécrétions gastriques, à tous les stades de la digestion. Il est sécrété même à l'état de repos de l'organe.
La température de 40° centigrades est, comme pour la pepsine, la température la plus favorable à son action.
Lieu de sécrijtiou de la pepsine.
Ferment lal>
1. Johnson, Zeitschrift, f. klin. Med, 1888, Bd XIV. Hft, III.
Quand le suc gastrique contient de l'HCl, l'action de la présure se révèle déjà au bout de 2 à 5 minutes. La coagulation du lait est parfaite au bout de 8 minutes S et se présente sous forme de caillots compacts analogues à ceux qui se forment dans le lait par la coagulation spon-
Comme la pepsine, la présure se produit sous l'influence de HCl aux dépens d'un autre ferment, le labzymogène, qui est inactif. Ce labzymogène a la propriété de régénérer la présure lorsqu'on le traite, en milieu neutre, par une petite quantité de chlorure de calcium. Pour doser la pepsine et le ferment lab, on peut employer des dilutions croissantes et apprécier ainsi à quel moment une quantité connue d'albumine cesse d'être dissoute en présence de HCl ou un volume donné de lait d'être coagulé. Mais ces moyens sont peu exacts et peuvent servir à établir des termes de comparaison mais non des valeurs absolues .
Mucus.
Théoriquement, le suc gastrique serait complet s'il contenait les trois substances que nous venons d étud.er : acd Ilorhydr^que, pepsineet ferment lab. Enfa.t .U.r^2: en outre, de la salive, du mucus et des ac.desde fe.menta
tion secondaire. . nLnn-
Le mucus est sécrété en plus ou /'«''f dance par les cellules calieitormes <•« l-"*-/^.';™"^; queuse 11 existe toujours en q"»t"'' ^'f ^. '^l cavité gastrique, mais il augmente P-^- ^ f «^^^^^^^^ .Les cellules caliciformes présentent une modification pai
,. K0SE»™»L. B,W. Um.Wocl^'hrifl. n- 43, 5 nov. 1888.
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ticulière de leur contenu, deviennent transparentes à leur partie superficielle, tandis que la partie profonde reste granuleuse et conserve les caractères habituels du protoplasma. Ce mucus protège la muqueuse contre les traumatismes de tout ordre auxquels l'expose le contact des aliments. On a longtemps pensé qu'il jouissait également de la propriété de produire l'acide lactique aux dépens du sucre de lait ; mais cette action est probablement due à des micro-organismes qu'il contient en grand nombre et parmi lesquels existe le ferment lactique de Pasteur. Ce ferment organisé transforme le sucre de lait en acide lactique, dont il existe toujours une certaine quantité dans le suc gastrique.
La salive pénètre dans la cavité gastrique avec les aliments. On sait, et nous n'avons pas à nous y arrêter, qu'elle renferme un ferment spécial capable de saccharifîer l'amidon.
L'action de la ptyaline se continue au début et pendant oigestiou les premières périodes de la digestion stomacale; mais, p^^' p'^^^h comme la salive est alcaline, comme son ferment n'agit plus en un milieu acide, la digestion salivaire s'arrête dès que l'acidité dépasse 0,07 p. 100. La ptyaline est complètement détruite par une acidité de 0,12 p. 100. Gomme l'acidité normale, exprimée en acide chlorhydrique, dépasse le plus souvent 0,2 p. 100, il est facile de comprendre comment la digestion des matières amylacées s'arrête à un moment donné dans l'estomac.
Les fermentations sont arrêtées par la présence d'une certaine proportion d'acide chlorhydrique ; cette proportion serait de 0,10 p. 100 d'après Miller, de 0,07 p. 100 d'après Cohn'. Ewald et Boas^ se sont tout spécialement occupés de cette question, et ont montré que l'acide lac-