RosiN, D. med. Wochenschrift, n
4. SciiREiBER, Arch. f. exper. Palhol. u. Pharmakol, XXIV, 1889.
la digestion est difficile, plus le maximum d'acidité est long à atteindre, et plus aussi ce maximum se maintient longtemps. L'ascension ne se fait pas graduellement, mais au contraire présente des oscillations entre la première et la deuxième heure.
Pepsine. En dcliors de l'acide, nous avons dit que le suc gastrique renfermait des ferments, la pepsine et le ferment lab.
La pepsine appartient au groupe des ferments soluijles, qui présentent comme propriétés générales la faculté d'adhérer aux précipités pulvérulents que l'on provoque dans leurs solutions, de ne pas traverser les membranes dialysantes (propriété générale des substances colloïdes), d'être solubles dans certains véhicules comme la glycérine, et enfin de perdre leur action physiologique lorsqu'on les chauffe à une certaine température (70-80°).
Les caractères chimiques de ce ferment ne sont pas connus, car il n'a jamais été isolé à l'état de pureté. Son action physiologique est de transformer les matières albuminoïdes en peptones en présence de l'acide chlorhydrique. Cet acide ou un autre acide minéral est nécessaire pour que la pepsine agisse; sans lui elle reste inerte ou agit fort lentement (en présence des acides organiques), si bien que Schmidt» avait admis que le corps digérant l'albumine était un acide spécial, acide chlorhydropeptique, analogue aux acides sulfo-conjugués. Mais on peut remplacer HCl par un autre acide et voir la digestion se faire, néanmoins, sans pouvoir établir un rapport