Klebs, loco citato
GASTRITES AIGUËS
Enfin, lorsque des accidents légers se sont plusieurs fois reproduits à de courts intervalles, chez le môme malade, la gastrite devient parfois chronique ; nous décrirons tout à l'heure cette forme particulière,
Si la gastrite aiguë se termine le plus souvent par la guérison, il n'en est plus de même lorsque du pus se collecte entre les tuniques de l'estomac, et, pour être rare, la gastrite phlegmoneuse n'en est pas moins une des affections les plus redoutables que l'on puisse avoir à traiter. Nous en avons relevé 40 cas chez les différents auteurs, dont 21 de 1866 à 1891. L'étiologie en est obscure. C'est une maladie de l'âge moyen, qui apparaît de 20 à 50 ans, plus fréquente chez l'homme que chez la femme. Tantôt, on ne relève dans l'histoire des malades aucune particularité, tantôt c'est une maladie infectieuse, une septicémie qui a précédé la suppuration gastrique. Chez d'autres, une indigestion, un traumatisme, un refroidissement semblent avoir joué le rôle de cause déterminante. Le tableau suivant, page 200, fera mieux saisir ces différences étiologiques.
Le phlegmon est tantôt collecté en foyer, tantôt, au contraire, on ne trouve à l'autopsie qu'une infiltration diffuse; quelle que soit sa disposition, le pus siège presque toujours dans le tissu conjonctif sous-muqueux.
Dans les formes circonscrites on trouve des abcès plus ou moins volumineux. John North avait décrit autrefois des aphtes gastriques qui répondaient au degré le plus atténué de cette forme à laquelle les anciens avaient donné le nom
Étiologie (lo la gastrite jihlegmoneuse.
Anatomie pathologique.