‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 120 sur 243 · Debove et Letui.le, Arch. génér. de méd · texte numérisé non relu

Debove et Letui.le, Arch. génér. de méd

2. Dans le cas de Formad il ne pouvait contenir plus de 150 gr. de liquide.

GASTRITES CHRONIQUES

vérilable trousseau fibreux qui suit la petite courbure. En dehors des lésions de l'estomac, analogues à celles quenous venons de décrire, on trouve un épaississement du tissu conjonctif entourant la veine-porte, le canal cholédoque et l'arrière cavité des épiploons. L'estomac, suivant ces auteurs, serait atteint secondairement, et l'atrophie reconnaît dans ces cas la même pathogénie que le processus de cirrhose qui aboutit à l'atrophie du foie dans la périhépatite.

Telles sont les lésions que l'on rencontre le plus souvent dans la gastrite chronique simple. Nous croyons impossible et même inutile d'en pousser plus loin l'analyse et de chercher à diirérencier une gastrite parenchymateuse et une gastrite interstitielle; ces distinctions sont peut-être vraies au début de la maladie; mais il est assez difficile de savoir ce qui se passe alors, la mort n'arrivant que beaucoup plus tard. A une période plus avancée, les lésions deviennent uniformes, quel qu'ait été leur point de départ.

Si Ton cherche au moyen de la sonde à connaître l'état des État sécrétions, on pourra souvent, du moins au début, constater une sécrétion anomale d'acide chlorhydrique, comme durée et comme quantité. Puis le mucus viendra peu à peu se substituer aux produits habituels des glandes; l'HCl disparait d'abord, les ferments plus tard. Enfin, à un moment donné, lorsque l'atrophie est complète, l'estomac ne sécrète plus ni suc ni mucus. Si la musculeuse a perdu sa tonicité, les aliments stagnent et fermentent dans la cavité gastrique; si, au contraire, les fibres musculaires sont conservées ou se sont épaissies, ils passent dans l'intestin, dont les fonctions vicariantes permettent leur digestion. Le catarrhe qui accompagne la gastrite sera donc successivement acide, puismuqueux, pour disparaître enfin; toute sécrétion cesse à ce moment. 11 n'y a pas lieu cepen-

des sécrétions.

dant de faire de chacun de ces élats une forme clinique spéciale. Ce ne sont que des stades que parcourt l'évolution anatoraique avant d'amener l'anéantissement de la fonction Les données que fournit ainsi l'analyse ont sans contredit une valeur considérable, mais elles ne suffisent pas à elles seules pour permettre d'afiirmer un diagnostic. La gastrite chronique qui coexiste avec le cancer s'accompagne, en effet, des mêmes modifications des sécrétions et la distinction entre cette maladie et celle qui nous occupe est fort difficile.

Quelquefois l'examen des débris de toute nature retirés par la sonde sera très utile et Boas* a eu, comme d'autres auteurs, plusieurs fois l'occasion de préciser ainsi la lésion dont il constatait d'ailleurs les symptômes. On ramène, en effet, quelquefois des morceaux de muqueuse dans lesquels on constate l'existence des lésions de sclérose que nous avons décrites, surtout quand la prolifération embryonnaire occupe les couches superficielles. Cependant, ce ne peut être un procédé régulier d'exploration ou de diagnostic, car l'arrachement d'un lambeau de muqueuse, pour être un accident sans gravité, doit cependant être soigneusement évité.

La syphilis peut déterminer dans certains cas l'apparition de troubles tout à fait analogues à ceux que nous venons de décrire. Gaillard ^ qui a fait une étude très complète des faits épars dans la science, a montré que des gastrites chroniques, guéries par le traitement spécifique, ne pouvaient guère s'expliquer autrement que par cette cause. Virchow, Leudet, Lancereaux, ont décrit des ulcérations folliculaires et des hypertrophies de la paroi gastrique, qu'ils n'ont pas hésité à rattacher à la syphilis. Enfin Klebs'

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