Gallard, Soc. méd. des hôpitaux, F3 mars
I/ULCÈRE ROND
dues à un anévrysmc de la paroi gastrique sans ulcère, cas dans lesquels avaient existé pendant la vie des douleurs intenses. Dans un fait analogue cité par PeabodyS la cause de la mort avait été la rupture intra-stomacale d'un anévrysme de l'artère coronaire. Osler^ a appelé l'attention sur les hématémèses possibles au cours des affections spléniques; enfin, quelquefois des hémorragies profuses ont lieu sans que la cause puisse en être déterminée, comme chez un malade de Benti^
Dans tous ces cas, de môme que dans les observations de tuberculose ou de syphilis gastrique, le diagnostic est bien difficile, et la rareté de ces faits diminue beaucoup leur intérêt.
11 est quelquefois utile, surtout en vue d'une intervention chirurgicale, de préciser le siège de la lésion. La douleur et les vomissements apparaissent plutôt après le repas quand l'ulcère est au cardia, plus tard quand le pylore est atteint. Les malades se couchent volontiers du côté opposé au siège de leur lésion pour éviter le contact des aliments avec l'ulcération. Si la station debout ou assise les calme, on peut penser que c'est la petite courbure qui est prise ; l'ulcère siégerait sur la face postérieure dans les cas où le malade trouverait du soulagement en s'étendant sur le ventre; la position inverse produirait le même résultat dans le cas contraire.
Mais la valeur de ces signes est relative ; tout au plus, le retard dans les accidents douloureux succédant au repas autorise-t-il à penser que l'ulcère est situé au niveau du pylore ou peut-être même sur le duodénum.
1. Peabody, g. E. Boston, med. and siirg. Journ. Aug. 27, 1883.
2. OsLER, Proceed. med. c kir. Soc. of Montréal., in Med. News, 1882.