Benti, lo Sperimentale, Fobbvaio
Diairuostir du sièETCi.
^f<0 l,l-:S MALADIES DE I/ESTO.VIAC.
lu iliioclénum.
Nous croyons utile de dire quelques mots de l'ulcère rond du duodénum et de l'œso])hage. Ces affections ne sont guère connues, la première, que depuis 1861 (Klinger, et Bucquoy 1887), la seconde que depuis 1879 (Quincke, et Debove 1883). Elles doivent être décrites ici, car leur thérapeutique est celle de l'ulcère gastrique, et les mêmes théories pathogéniques leur sont applicables.
L'ulcère rond du duodénum siège presque toujours à la portion pylorique de-cette partie de l'intestin, dans la partie qui est encore directement soumise à l'action du suc gastrique. Il est ordinairement unique, mais il peut cependant en exister jusqu'à quatre sur tout le trajet du duodénum. Sa forme et ses dimensions sont analogues à celles de l'ulcère gastrique ; ses parois sont disposées en étage et son fond est constitué soit par une des tuniques de l'intestin, soit par un organe voisin avec lequel i] a contracté des adhérences. Enfin sa cicatrice amène des déformations quelquefois profondes par rétraction des parois duodénales.
C'est une affection rare, sept ou huit fois plus fréquente chez l'homme que chez la femme, appartenant à l'âge moyen de la vie, évoluant sans causes connues, sauf peutêtre les brûlures étendues de la peau ou une tuberculose locale qui est encore bien douteuse.
Lorsque cette affection ne reste pas latente, elle présente des symptômes extrêmement variables. Tantôt la douleur est réduite à une simple gêne ; tantôt, au contraire, contusive, lancinante, elle arrache des cris aux malades; ses paroxysmes coïncident avec le début de la digestion intestmale, et apparaissent par conséquent trois ou quatre
L'ULCÈRE ROND
heures après le repas ; elle siège dans l'hypochondre droit, au-dessous de la face inférieure du foie; la pression à ce niveau l'exagère. Les vomissements sont moins réguliers que dans l'ulcère gastrique, mais, comme dans cette maladie, ils sont alimentaires ou simplement composés de suc gastrique ; rarement ils contiennent du sang et les hémorragies donnent lieu beaucoup plus souvent à du mélœna qu'à une hématémèse; d'ailleurs, ces hémorragies peuvent passer inaperçues et amener à la longue des symptômes qui feraient croire à une anémie pernicieuse.
Souvent l'appétit n'est pas modifié. A une période avancée, la coarctation cicatricielle du duodénum pourra amener une dilatation de l'estomac, ou bien empêcher l'écoulement de la bile et produire l'ictère.
La marche de cette maladie est quelquefois, comme celle de l'ulcère gastrique, insidieuse jusqu'au jour où des accidents foudroyants viennent en révéler la présence; dans d'autres cas, elle est entrecoupée de périodes de latence plus ou moins prolongées. Rarement l'ulcère du duodénum guérit et souvent il se termine par une perforation avec péritonite suraiguë. Quelquefois, il provoque la formation d'un abcès sous-phrénique, d'une suppuration du tissu cellulaire rétropéritonéal, d'une fistule duodénale. Enfin, l'érosion d'un gros vaisseau, aorte, artère hépatique, veine porte, etc., peut entraîner la mort par hémorragie.
L'ulcère de l'œsophage a été décrit complètement pour ukère
^ 1. 1 /r\ 1 \ I o de l'œsophage.
la première fois en France par 1 un de nous (Uebove) . bon siège habituel est la partie inférieure de ce conduit, à 8 ou 10 centimètres au maximum au-dessus du cardia. Tantôt il occupe seulement une des parois, de préférence la droite, tantôt il intéresse toute la circonférence.
l. DEbOVE, Soc. méd. des hôpitaux,
LES MALyVDIES DE l/ESTOMAC.
Cette (lisposilion aiuilomiquc lui donna quelquefois un aspect cylindrique, tandis que, moins étendu, il présente en général, la forme arrondie déjà décrite pour l'ulcère de l'estomac.
Tantôt il existe seul, tantôt il coïncide avec des lésions analogues de la muqueuse gastrique. Enfin, les cicatrices de l'ulcère de l'œsophage peuvent déterminer un rétrécissement parfois à peine franchissable; en môme temps des adhérences le rattachent à la plèvre, aux bronches, à l'aorte, au péricarde, qu'il est d'ailleurs capable d'entamer et de perforer. Son étiologie, sa pathogénie sont peu connues. Ses symptômes sont peut-être encore plus obscurs que ceux de l'ulcère du duodénum, et souvent le premier signe en est une perforation ou un rétrécissement tibreux de l'œsophage. La douleur rétrosternale coïnciderait avec la déglutition des aliments, et les vomissements seraient remplacés par des régurgitations. L'hématémèse est fréquente et s'associe souvent au mélaena.
Les perforations dans les divers organes de la cavité tlioracique constituent des complications redoutables et presque toujours mortelles. Moins grave est la sténose œsophagienne, se produisant d'ailleurs seulement si la perte de substance a intéressé toute la circonférence du conduit; il est rare que l'on ne parvienne pas à la guérir par des moyens appropriés (Debove). Eniin la maladie peut se terminer par la guérison après une évolution très obscure, ainsi qu'il résulte d'un nombre assez grand d'autopsies, où on a constaté la présence de cicatrices d'ulcères de l'œsophage qui n'avaient donné lieu à aucun symptôme.
i;ULCÈRE ROND.