‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 16 sur 243 · EwALD, Klin. der Verdauungskranldieiten, I. p · texte numérisé non relu

EwALD, Klin. der Verdauungskranldieiten, I. p

(Le malade de Richet était atteint d'un rétrécissement de l'œsophage. Il avait été gastrotomisé par Vçrneuil.) . Ces données n'ont rien d'absolu puisqu'elles ont été obtenues dans des conditions anomales et il serait exagéré de baser sur elles une hygiène de l'alimentation. Les dispositions personnelles jouent d'ailleurs un grand rôle et chaque estomac se comporte à sa manière vis-à-vis des

différents aliments.

Les transformations subies par ces derniers sont mieux connues que la durée de leur digestion, et on peut considérer comme définitivement acquis un certain nombre de faits. Les substances collagènes, c'est-à-dire celles qui renferment de la gélatine, sont dissoutes; la gélatine ne peut plus faire prise et elle est transformée en gélatinepeptone, soluble, diffusible, mais différente de la peptone vraie. La substance élastique, la substance cornée des produits épidermiques, la substance amyloïde, la cire, le mucus, ne sont pas attaqués et passent dans l'mtestm; il en est de même de la cellulose, etc. ^ On trouvera d'ailleurs dans les traités spéciaux des renseignements détaillés sur la digestion de toute une série de corps dont nous n'avons pas à faire ici une énumération plus complète.

Il nous a paru nécessaire de compléter les quelques notions de physiologie que l'on vient de lire par un court résumé des résultats obtenus par certains expérimentateurs en étudiant l'action sur les fonctions gastriques de diverses substances employées comme aliments ou comme agents thérapeutiques.

PHYSIOLOGIE

Ce genre de recherches permet en efTet de se rendre compte de la valeur réelle d'un certain nombre de remèdes que la tradition a introduits dans le traitement des maladies de l'estomac. Nous pouvons, grâce à ces documents, diminuer considérablement la liste des substances considérées bien à tort comme actives, et ces faits seront une justification de la simplicité des moyens que nous proposerons à propos du traitement de chaque maladie en particulier.

Parmi les aliments, un de ceux dont l'action nous a paru la plus intéressante à connaître est celle de l'alcool. Déjà Claude Bernard ' admettait qu'à faible dose, cette substance provoque les sécrétions gastriques comme tout autre aliment. Richet' pensait qu'il augmente l'acidité du suc gastrique. Plus récemment Gluzinski=' s'est occupé de cette question et montra que l'ingestion de l'alcool détermine un arrêt dans la sécrétion de la pepsine ou dans son action. Dès que l'alcool est éliminé, la quantité d'acide chlorhydrique augmente extrêmement vite et atteint le double ou le .triple de sa valeur primitive. La digestion est alors accélérée, le retard de la première période est compensé, et de cette façon une quantité môme notable d'alcool ne ralentit pas sensiblement le total du temps nécessaire à la digestion d'un repas. L'état d'excitation des sécrétions gastriques, ainsi produit, dure plus longtemps que le séjour des substances alimentaires dans l'estomac.

Le retard à la digestion apporté par 100 centimètres cubes d'alcool à 23° ne dépasserait pas 15 à30 minutes, si bien qu'en réalité de petites doses favoriseraient la digestion.

Wolff* a prétendu au contraire que si le cognac à pe-

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