WoLi'-F, Zeitschrifl f. klin. Med. Bel XVI Hft
tites doses augmentait légèrement la sécrétion chlorhydrique, des quantités un peu fortes diminuaient l'HCl, la peptonisation et la motilité. Bien plus, après un usage habituel de ce produit, l'estomac ne réagit plus aussi facilement qu'auparavant à l'excitation normale des aliments; il faut, pour obtenir la même activité, augmenter constamment les doses d'alcool. Pour d'autres, Klemperer* par exemple, l'activité motrice est augmentée et les sécrétions ne sont en rien modifiées.
Action du viu. Hugounencq ^ a étudié au même point de vue l'influence des boissons alcooliques, comme le vin. 11 a trouvé que tous les vins sans exception empêchent l'action de la pepsine. Les plus nuisibles sont ceux qui renferment le plus d'alcool, de crème de tartre et de matières colorantes. L'acidité naturelle du vin ne suffit pas pour permettre à la pepsine de digérer l'albumine, et bien souvent n'aide pas cette digestion quand elle est. commencée. Enfin, dans les matières colorantes artificielles, il faut distinguer celles qui arrêtent complètement la digestion de celles qui ne font que la ralentir. Au nombre des premières, sont le bleu de méthylène, l'azoflavine et la fuchsine; au nombre des secondes, la mauve noire, le maki, et l'œnoline.
Comme on le voit, les auteurs ne sont pas absolument d'accord; mais, en tenant compte des erreurs personnelles de chacun, d'après la moyenne de leurs données, de faibles doses d'alcool étendu sont inoffensives, et peuvent même accélérer la digestion; les doses fortes d'alcool concentré exercent au contraire une action d'autant plus fâcheuse qu'elles sont ingérées à des reprises plus fréquentes.
utiou du café. Le café semble posséderdes propriétés analogues. D'après
1. Klemperer, Zeitschrift f. fclin. Med. xvii-SuppMt. 324, 1890.