‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 164 sur 243 · Hauser, Leipzig · texte numérisé non relu

Hauser, Leipzig

LE CANCER DE L'ESTOMAC

la question. Du reste, depuis son travail, Flatow', Blach^ Eisenlohr^ Goodhardt*, ont publié de nouvelles observations, et Haeberlin admet que, dans 3 p. 100 des cas, l'existence antérieure d'un ulcère est certaine, presque certaine dans 4,2 p. 100, très probable dans 3 p. 100.

La meilleure preuve de cette prolifération cancéreuse au niveau d'un ulcère ancien, est la disposition qu'affectent les diverses tuniques par le fait de cet ulcère antérieur. Cette interprétation est, par exemple,, la seule qui puisse expliquer les faits où le cancer de la cavité repose sur la face séreuse de la musculeuse renversée en dedans, comme cela a lieu dans l'ulcère. Le cancer peut d'ailleurs évoluer sans qu'il y ait eu nécessairement inclusion embryonnaire au lieu qui lui servira de point de départ, et la prolifération de plus en plus atypique, comme la comprend M. Ménétrier, se vérifie dans le cas actuel. La néoplasie se développe, en effet, aux dépens des tubes glandulaires, placés au voisinage immédiat de la perte de substance ulcéreuse, et ayant subi les modifications que nous avons signalées en décrivant la cicatrisation de l'ulcère. La prolifération atypique progresse incessamment; l'irritation cbronique dont ces points sont le siège détermine un apport constant de matériaux nutritifs en excès, tandis que l'ulcère a diminué, au cours de son évolution, la résistance physiologique des tissus voisins. Entre cette prolifération atypique de la cicatrice de l'ulcère et la dégénérescence cancéreuse des épithéliums, il n'y a que des nuances plus ou moins effacées, mais ces faits ne peuvent encore servir

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