‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 166 sur 243 · ZiEOLER, Allgem. u. spec. pnlhol. Anat · texte numérisé non relu

ZiEOLER, Allgem. u. spec. pnlhol. Anat

LE CANCER DE L'ESTOMAC

une induration fibreuse; enfin c'est une des formes dans laquelle les métastases sont les plus fréquentes.

Les métastases sont rares au contraire dans la troisième s^uu... forme à laquelle on a donné le nom de squirrhe ou cancer fibreux Les tumeurs de ce genre ont, comme le cancer médullaire, une prédilection pour la région pylorique La consistance en est élastique avec des points ramollis, isolés et en nombre variable. La coupe en est fibreuse, grisâtre dure, et présente l'aspect de fibres feutrées. De la tumeur partent de véritables tractus fibreux allant aux parties voisines des différentes tuniques, et ayant l'apparence de cordons cicatriciels.

La surface interne de la tumeur est tapissée par la muqueuse ou par un tissu résistant, développé aux dépens de la sous-muqueuse. Au microscope, on constate un stroma composé de fibres conjonctives extrêmement abondantes, laissant entre elles de rares espaces allongés remplis d'éléments cellulaires tassés, irréguliers, à noyaux volummeux, chargés de granulations protéiques. Ces tumeurs déterminent les coarctations les plus précoces et les moins franchissables du pylore, et elles ne s'ulcèrent que rarement, a une période avancée de leur évolution.

Les cellules contenues dans les alvéoles des deux pre- cancer mières formes que nous avons décrites peuvent subir une dégénérescence colloïde ou muqueuse. Le stroma se détache alors nettement entre ces alvéoles remplis par des masses gélatiniformes et en général arrondies. Ces tumeurs sont extrêmement envahissantes : il n'est pas très rare de constater une teinte bilieuse de la matière colloïde qm les forme.

Enfin il est exceptionnel de rencontrer des cancers dans . lesquels l'épithélium soit plat. Ce sont des tumeurs rares, observées quelquefois au cardia, où le cancer est peu fré-

Môlastas( ilu caiicor

quent, et nous ne nous y arrêterons point, pas plus que sur le sarcome et sur le cancer molanique qui conslituent des exceptions.

Lorsque le cancer a atteint un certain développement il .10 l oscoma.-. tend a se généraliser. Tantôt précoce, comme dans le cancer médullaire, tantôt tardive, cette généralisation se fait par les veinules du système porte qui peuvent être atteintes de thrombose. Les ganglions rétropéritonéaux sont souvent envahis et présentent un développement considérable. 11 en est de même du péritoine qui peut présenter de& noyaux secondaires en nombre parfois très élevé.

De toutes les métastases, celles qui intéressent le foie sont les plus fréquentes. Brinton indique une proportion de 25 p. 0/0 ; Hess ' de 22 sur 52 cas ; Fôrster de 1 4 sur 22 ; van der Byl de 14 sur 29 ; Katzenellcnbogen en a constaté 16 ca& sur 60 ; Eug. Kohn a vu 60 fois des métastases sur 167 malades. Cette même statistique porte que 37 fois les ganglions épigastriquc et rétropéritonéaux étaient seuls envahis : 24 fois il y avait participation d'un autre organe. Enfin les métastases péritonéales étaient isolées dans 16 cas.

Les localisations secondaires existaient donc 103 fois sur 167, tandis que Brinton n'en avait constaté que 210 sur 437 cas (48 p. 100). Par rapport aux différentes formes que nous avons décrites, les métastases ont lieu dans les, 3/7 des cas environ quand il s'agit de squirrhe, et s'élèvent, comme fréquence, à 4/7 pour le cancer médullaire et à 6/7 pour le cancer colloïde.

Le poumon, le diaphragme, la plèvre, le rein, les capsules surrénales, le cœur, peuvent également présenter des cancers secondaires, mais leur fréquence est restreinte. Brinton indique la proportion de 8,155 p. 100 pour le pou-

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