FiscHL, Prarjcr Zeilschrift. f. Heilkunde, Hft III
LE CANCER DE L'ESTOMAC
L'étude des symptômes nous permettra de nous occuper d'un certain nombre de complications que nous n avons pas signalées dans le paragraphe précédent; leurs lésions n'ont en effet rien de spécial à la maladie qui nous occupe.
Logiquement, on pourrait diviser l'étude des symptômes en deux chapitres, dans l'un desquels rentrerait ce qui dépend de la nature de l'affection, tandis que l'autre comprendrait ce qui est subordonné à son siège. Mais on risquerait ainsi de tomber dans des répétitions inévitables, et mieux vaut, après avoir étudié séparément les symptômes, chercher à les grouper dans une esquisse d'ensemble.
Au début, les phénomènes sont obscurs, et 1 anorexie est un des premiers signes constatés, Brinton indiquait son existence dans 85 p: 100 des cas. Ott. Arnold M'a rencontrée dans 32,5 p. 100 des malades observés. Katzenellenbogen, 45 fois sur 60 cas. Mais elle peut manquer au début, et n'apparaître que tardivement. Quelquefois, elle fait complètement défaut. C'est une anorexie vraie, non comparable à celle que l'on observe dans l'ulcère ; dans ce cas, en effet, les malades ne mangent pas par cramte des souffrances que réveille le contact des aliments avec la plaie gastrique, tandis que, dans le cancer, il y a une indifférence complète vis-à-vis des aliments, une suppression de la sensation de faim, ou un dégoût plus particulier pour telle ou telle substance. Les malades refusent, par exemple, de manger de la viande alors qu'ils ont, et conserveront longtemps, une appétence spéciale pour les mets épi-
Anorexie.