Tapret, Union médicale, 13 août
6. Korczynski et Jaworski, D. med. Wochenschrifl, i^' 47, p. 829, 1886.
LE CANCER DE E'ESTOMÂC
matières vomies. Nous avons dit, en parlant des moyens d'exploration, quel procédé il fallait employer pour déceler le sang dans ces conditions.
L'hématémèse s'accompagne assez souvent de mélœna, ^i'"'*"''mais ce dernier symptôme est naturellement plus rare que l'autre (1/5) puisque, dans bien des cas, l'hémorragie n'a lieu que quand le pylore est déjà fermé.
L'examen microscopique des matières vomies fournira encore quelquefois des indications précieuses, quand on pourra y retrouver des cellules cancéreuses ou des débris de tumeur. Brinton avait longuement insisté sur l'utilité de cette recherche. Nous considérons un pareil travail comme hérissé de difficultés et ne pouvant donner que des résultats douteux. D'ailleurs, il importe peu de connaître la nature du cancer, et ces constatations ne sont possibles qu'au moment où les autres signes ont déjà permis de
faire le diagnostic.
Enfin les vomissements renfermeront, dans certains cas, des matières fécales ; Boussumier ' a rapporté dans sa thèse deux observations dans lesquelles les bourgeons cancéreux formaient une sorte de valvule permettant facilement le reflux des matières intestinales dans l'estomac et rendaient au contraire très difficile le passage dans l'intestin du contenu gastrique; une communication avec le côlon pourrait déterminer le même phénomène.
La constipation est fréquente (36 fois sur 60); dans constipation d'autres cas, on observe de la diarrhée et Tripier ^ a étudié à ce point de vue 28 cas.de cancer gastrique. Elle est survenue dans plus de la moitié des observations, parfois au début delà maladie, d'autres fois dans son cours, mais le plus souvent pendant la dernière période. Elle se produit