‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 171 sur 243 · BOUSSUMIER. Th. (If Paris · texte numérisé non relu

BOUSSUMIER. Th. (If Paris

2. Tripier, Lyon m(fd.. 2 oct. 1881 ; Union médicale, 12 sppl. 1882.

incléi)cmlamment du siège de la Uinicur, qu'elle soit ou non ulcérée, et môme quand il y a un certain degré de sténose du pylore ; pour M. Tripier elle est produite le plus souvent par une insuffisance des fonctions de l'estomac, profondément altéré, ou par une propagation à tout l'intestin de l'irritation dont l'estomac est le siège. Dans tous les cas, elle est plus fréquente quand le malade se nourrit encore un peu, et que les vomissements n'empêchent pas absolument le séjour des aliments dans le tube digestif, (^e symptôme a surtout de la valeur parce qu'il est quelquefois précoce et pourrait ainsi devenir l'occasion d'une erreur de diagnostic, itat général L'état général du 'malade fournit également des don- <iu malade. j^ées, et le simple examen du faciès permet quelquefois, dès le premier abord, de porter un diagnostic de probabilité. La cachexie^ du cancer de l'estomac est, en effet, toute spéciale, puisqu'elle relève à la fois de l'inanition et de la nature de la tumeur. La face prend une teinte jaune paille caractéristique et cette coloration s'accompagne d'une pâleur particulière des muqueuses, encore augmentée par l'insuffisance de l'alimentation, les hémorragies et tous les accidents que provoque cette maladie. La couche celluloadipeuse disparaît; la peau du corps, trop large pour les membres amaigris, perd son élasticité, se ride et présente en même temps une sécheresse particulière; souvent elle se couvre de' petites squames épithéliales qui lui donnent un aspect rugueux. L'œdème malléolaire enfin n'est pas rare.

Cette cachexie, seul symptôme appréciable, pendant longtemps chez certains vieillards, ne doit pas être confondue avec l'ictère hémaphéiquede Gubler. Lorsque le foie est en-

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