On la i-onconlrc dans 95 p. 100 des cas (Arnold
LE CANCER DE L'ESTOMAC
vahi, quand des brides péritonéales sont venues gêner l'écoulement de la bile, on voit souvent apparaître un peu d'ictère vrai; mais la coloration jaune des conjonctives permettra aisément d'établir un diagnostic entre l'effet du passage dans le sang des matières colorantes biliaires, et la cachexie. Il ne faut pas non plus prendre pour ce dernier symptôme l'amaigrissement extrême qui accompagne certains ulcères, ou les formes graves du catarrhe acide de Reichmann. L'examen du sang fournira dans ces cas un signe différentiel, et si l'hypo-hémogiobinémie n'est point pathognomonique, elle est plus fréquente dans le cancer et surtout plus grave, la valeur globulaire tombant en moyenne à 0,S0.
Brinton, et depuis, Hampeln ' et Ewald- surtout, ont Fièvre, attiré l'attention sur les accidents fébriles dont le cancer de l'estomac peut être le point de départ. Tantôt il s'agit d'une fièvre erratique, comme l'ont vu Koster^ Ewald et Brinton, tantôt au contraire d'une véritable fièvre intermittente, absolument comparable à la fièvre intermittente hépatique ou malarienne, comme chez les malades de Hampeln. La température s'élevait à 40°, 41 %1, 42% 1, pour redescendre au bout de 5 ou 6 heures, à 36"-37°, en même temps qu'il se produisait une sudation abondante. Ces accès s'accompagnaient de crises douloureuses des plus intenses, siégeant au niveau de la tumeur, et cessant pendant l'apyrexie. Dans aucun cas on ne trouva d'altération anatomique, capable d'expliquer la fièvre à l'exception bien entendu du néoplasme. Il faut donc retenir ce symptôme et ne pas baser d'une façon absolue un diagnostic sur l'apyrexie habituelle du cancer de Festomac.
1. Hampei.n, ZeUschrtftf./din.Med.Bù.yiU, 1^.221, Bd. XlY,i^. 356 (1888).
2. EwAi.D, Kliii. der Verdauungskranliheilen , Bd II, ji. 136.