‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 173 sur 243 · KôsTicu, Upsale ForhandL, p · texte numérisé non relu

KôsTicu, Upsale ForhandL, p

m LES' MALADIES' l)K L'IÏSTOMAC.

ignosphvsi- L'inspection do la région épigastriquo, pcrmel <|uclque- Pois de constater une voussure, mais c'est là un fait rare,

Palpaiioii.

et il est nécessaire de palper méthodiquement l'abdomen pour trouver . la tumeur- La pression des doigts sur la paroi abdominale réveille souvent de la douleur, alors même que les doigts ne peuvent encore apprécier' l'existence du néoplasme, et ce signe diffère suffisamment de l'hyperesthésie de l'ulcère ou de certaines gastralgies pour ne pas être négligé. Hoas a constaté, en employant son algésimètre, qu'elle était réveillée par une pression de 3 kilogrammes ; nous avons vu une pression de 0'', 5 àl kilogramme être intolérable dans l'ulcère rond. La tumeur elle-même se constate cSOfoisp. 100, d'après Brinton, 79 fois p. 100 d'après Arnold. On la rencontre à Fépigastre, aux environs de l'ombilic ou dans les hypochondres, plus souvent à droite qu'à gauche, puisque le pylore en est le siège le plus fréquent. Chez l'homme, le cancer du pylore est le plus souvent situé au niveau de Fépigastre; chez la femme, au niveau de l'ombilic; dans les deux cas, la tumeur est comprise dans un triangle formé par les lignes médiane et ombilicale et le rebord des fausses côtes.

On cherchera, après avoir précisé le siège de la tumeur, à en apprécier le volume, la résistance, la sensibilité, la mobilité. Ce dernier facteur a une grande importance ; malheureusement, il est bien difficile d'ari'iver à la certitude. En appliquant la main sur la tumeur, on cherche cà s'assurer si elle se déplace sous l'influence des mouvements du diaphragme; c'est, dans la majorité des cas, un signe d'adhérences plus ou moins étendues avec le foie ou le diaphragme lui-même. Souvent on arrivera facilement à un moment donné apercevoir la tumeur; puis, le lendemain et pendant plusieurs jours, il sera impossible de la découvrir de nouveau. Ceci a surtout lieu dans les tumôurs squirrheuses

LE CANCER DE l/ESTOMAC.

qui adhèrent peu aux organes voisins et restent longtemps très mobiles Une infiltration cancéreuse du foie, une fixation trop intime de la tumeur contre cet organe, peuvent rendre très difficile l'appréciation à la main des modifications anatomiques dont la région est le siège. Une contracture des grands droits, une tumeur siégeant h la vésicule, au pancréas, à l'intestin grêle ou au côlon transverse, sont des causes d'erreur quelquefois difficiles à éviter.

U percussion de l'estomac est au moins aussi difficile que sa palpation, et les renseignements fournis par elle, pour préciser le siège d'une tumeur, seraient le plus souvent bien vagues, si le gonflement de l'estomac, par le dégagement dans sa cavité d'une certaine quantité d'acide carbonique, ne permettait pas, sans aucun inconvénient, de transformer les conditions de résonance de la région. On peut par ce moyen apprécier facilement, dans bien des cas où cela eût été impossible autrement, la présence, le siège, les dimensions approximatives d'un néoplasme.

Lorsque l'on pratique ainsi la recherche d'une tumeur, il ne faut pas négliger d'examiner avec soin les ganglions sous-claviculaires, cervicaux, axillaires et inguinaux du malade. Belin* a réuni dans sa thèse vingt observations où ces ganglions avaient été les uns ou les autres envahis à un moment donné de l'évolution du cancer, et, d'une façon générale, l'adénopathiesous-claviculaire gauche est la plus fréquente. Ce symptôme a été observé i5 fois sur 210 par Lange, 24 fois sur 60 par Katzenellenbogen ; il peut donc être utilement cherché, surtout lorsque les autres symptômes ne sont pas très nets. Il aggrave d'ailleurs encore le pronostic de la maladie, en indiquant une généralisation de la tumeur et l'on ne devrait pas négliger d'apporter à

1. Belix, Th. do Paris, 1888; Troisier, Soc. méd. des hôpil., 20 oct. oL 3 nov. 1886.

Percussion.

Rotentisscmont iranslionnaire.

m;s maladies de i/estomac.

ces investigalioiis une très grande minutie, si o\\ se proposait d'intervenir chirurgicalement, Huitt-nuMits. La tumeur est quelquefois animée de battements^ synchrones à ceux du pouls ; ceux-ci ne sont autre chose que les pulsations aortiques transmises à la main par la masse résistante du cancer. En auscultant à ce niveau, Gabhi ' a entendu un bruit de souffle, intercalé entre les deux bruits du cœur, de façon à reproduire approximativement le rythme du bruit de galop. Ce souffle suit l'abaissement de l'estomac dans les inspirations forcées et ne s'entend pas le long de l'aorte abdominale au-dessus de la tumeur; il est dû à la compression par le néoplasme de l'un des vaisseaux qui contournent la courbure de l'estomac.

La distension gazeuse artificielle de la cavité gastrique dont nous avons parlé, outre les renseignements que nous lui avons déjà vu fournir, permettra d'apprécier les modifications de capacité de la cavité gastrique. A vrai dire, lorsque les malades vomissent des aliments qui ont séjourné plus de vingt-quatre heures dans l'estomac, il n'est pas besoin d'autre signe pour affirmer la dilatation. On pourra cependant compléter cette indication en cherchant à délimiter la grande courbure, et le meilleur moyen pour y arriver est le gonflement par l'acide carbonique. Si, pour des raisons exceptionnelles, le médecin craignait d'y avoir recours, la palpation, la percussion, le clapotage fourniraient autant de signes qui, réunis, ne laisseraient aucun doute dans l'esprit. Mais l'introduction dans l'estomac d'un mélange effervescent est peut-être la seule manœuvre, permettant, en dehors de l'emploi de la sonde, d'affirmer Vatrésie de la cavité gastrique, qu'entraîne une tumeur difl'use en un néoplasme du cardia.

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