Gabbi, La Riforma medica, septembre
1,E CANCER DE L'ESTOMAC
Enlin, quand pour une des raisons déjà étudiées, on se croira en présence d'un cancer de l'estomac, il ne faudra jamais négliger d'explorer directement la cavité gastrique et d'étudier, après l'avoir soigneusement lavée, dans quelles conditions s'opère la digestion d'un repas d'épreuve. On a cru longtemps que l'analyse chimique constituerait un moyen de diagnostic infaillible, grâce à la précision des symptômes fournis; si on a dû renoncer à cet espoir, il n'en reste pas moins acquis que les résultats de ces recherches ont une valeur de premier ordre.
Van den Velden ' eut, le premier, le mérite de constater. Tcabsence de l'acide chlorhydrique libre dans l'estomac des cancéreux. RiegeP a repris ces études et les a confirmées, en ce sens qu'il a vérifié la règle posée par Van den Velden ; il a montré, en outre, que le suc gastrique des estomacs cancéreux détruisait la capacité digestive d'un suc gastrique normal auquel on le mélangeait, en rendant HCl inactif. KredeP a étudié le contenu stomacal dans 19 cas de dilatation cancéreuse et a constaté le même phénomène que l'anémie seule ne suflitpas à produire.
Des contradictions ne tardèrent pas à surgir. Cahn et Mering', après avoir employé les réactifs colorants mis en usage par les auteurs cités ci-dessus, et avoir constaté la réalité des faits énoncés par eux, débarrassèrent par distillation le suc gastrique des acides gras qu'il pouvait contenir, enlevèrent l'acide lactique par l'éther, puis précipitèrent l'acide chlorhydrique par la cinchonine. En dosant le chlorure de cinchonine par les sels d'argent, ils montrèrent que le suc gastrique ne réagissant plus sur les
Repas (l'éiifouvcs