Kredel, Zeilschrift. f. kl. Med., VII, s. 392-608, 188k
4. Caun et Merino, Berl. klin. Wochenschrift, 19 ocl. 1885, p. 682.
LKS MALvVDIES DE L'ESTOMAC.
matières colorantes pouvait encore contenir 1,5 p. l OOO d'acifle chlorliydrique. Ils crurent donc pouvoir s'inscrire en faux contre la loi formulée par Riogel. Nous verrons tout à l'heure comment ces faits n'infirment en rien la proposition générale de cet auteur. Ewald' lui opposa ensuite des cas dans lesquels un cancéreux avait présenté de riICl libre dans les liquides retirés de l'estomac. Nous retrouverons quelques exceptions de ce genre,' mais elles ne changent pas beaucoup l'ensemble des résultats. Cependant Schellhaas- modifia légèrement les règles posées par Riegel, son maître, et montra que l'absence de HCl n'avait de valeur symptomatique et diagnostique que si on la constatait à plusieurs reprises, les dyspepsies nerveuses s'accompagnant d'alternances qui n'existent pas dans le cancer. Il ajouta que, in vitro, il faut ajouter 10 p. 100 d'alcool à un suc gastrique normal pour supprimer son pouvoir digestif; des traces du même produit suffiraient au contraire à arrêter définitivement l'action, si ralentie, du suc gastrique cancéreux. Korczynski et Jaworski ^ l'année suivante, publièrent 28 observations de néoplasie gastrique dans lesquelles HCl avait totalement et constamment fait défaut. Huebner* s'était basé sur la sécrétion constante de cet acide pour exclure le diagnostic de cancer chez une malade cachectique ayant eu des vomissements marc de café, et dont l'autopsie vérifia les présomptions de l'auteur. Du reste, Ewald et Boas " avaient, dans un second travail, affirmé que l'absence d'HCl, constatée à plusieurs reprises à la suite d'une alimentation toujours la même, est un signe essentiel du cancer de l'estomac. Ils furent de nou-
^. Ewald, Berl. klin. Wochenschrift, 11° 9, 1885.