Monta YA, Th. de Paris, 188i
gine do la maladie est un oxcôs alimentaire, comme on commettent si frc^qiiemmenl les convalescents longtemps astreints à la diète.
Les dilatations chroniques sont sous la dépendance d'un très grand nombre de facteurs. Et d'abord, les gros mangeurs arrivent à être atteints de distension de l'estomac, puis de dilatation; le même phénomène est assez fréquent chez les individus dans l'alimentation desquels entrent de grandes quantités de liquide : tel est le cas des buveurs de bière dite de garde, qui n'agit pas seulement mécaniquement par son volume, mais aussi par les substances irritantes ou toxiques qu'elle contient. Le régime lacté pourrait également, mal appliqué, entraîner de même une distension, puis une dilatation stomacale par surcharge alimentaire ; l'un de nous (Debove ') a tout particulièrement attiré l'attention sur les inconvénients qu'il y aurait à prescrire le lait à des doses considérables, et cité, entre autres, un cas d'ulcère rond guéri par l'usage quotidien du lait à la dose de huit litres; mais une dilatation énorme de l'estomac en était résultée. D'une façon générale il est d'ailleurs nécessaire d'admettre que la surcharge alimentaire détermine un certain degré d'inflammation. La dilatation se produit sous cette double influence du catarrhe et de la distension. Sans le concours de la première de ces causes, il y aurait seulement de la mégastrie.
Nous avons vu que le catarrhe chronique, la gastrite chronique simple, pouvaient avoir comme conséquences une atrophie considérable des fibres musculaires de l'estomac et qu'une dilatation énorme en était quelquefois le résultat. Il en est de même des dyspepsies, qu'il s'agisse d'une de ces formes où une sécrétion trop acide déter-