CoMBY, Arch. gén. de méd., août
LA DILATATION. ^57
Accidenls pardio-
L'état de la langue n'est pas nécessairement en rapport avec celui de la cavité gastrique, et si le plus souvent elle ^cst chargée, blanche, ce symptôme, comme tant d autres, dépend bien plus de l'état général que de l'ectasie gastrique elle-même.
La distension de la cavité gastrique par les gaz et les aliments -êne quelquefois considérablement le tonctionne- j.,„„o„aires. ment du diaphragme, et trouble le jeu des appareils de la respiration et de la circulation avec une intensité variable selon les cas : ce sont des phénomènes dyspnéiques ou des modiHcations dans les bruits du cœur et dans le rythme du pouls que l'on constate le plus souvent. Nous avons déjà longuement parlé de ces diverses complications, et il est inutile que nous y insistions de nouveau.
Mattheïcies' a réuni un certain nombre de cas dans lesquels on observait une sensation analogue à celle de la boule hystérique chez des malades atteints de dilatation. Il a montré que cette sensation s'aggravait quand on déterminait un abaissement de l'estomac, et diminuait, au contraire, quand on le remontait; il en a conclu que le déplacement de l'estomac accompagnant si souvent la dilatation de cet organe était la cause de cette sensation de boule par les tiraillements qui s'exercent sur l'œsophage. Schmidt' aurait vérifié par une laparotomie l'existence de ces désordres anatomiques chez une malade ayant accusé antérieurement la sensation de boule, mais nos observations personnelles nous font croire qu'il n'y a aucune relation entre la dilatation de l'estomac et la boule hystérique.
En examinant la région épigastrique, on rencontre quel- luspoction qucfois une déformation particulière, qui est bien nette l'-^pig^^f'^lorsque la dilatation est extrême; elle consiste en une dis-