Malibran, Th. de Paris
I,A DILATATION
Testomac rendu mat par une certaine quantité cl eau, au devant du côlon distendu par les gaz (Ewald). Il est certain que ce luxe de précautions rendrait les erreurs bien dithciles; mais nous croyons la distension gazeuse de l'estomac suffisante à elle seule pour satisfaire toutes les exigences. Le plus souvent, en effet, l'estomac distendu se dessinant sous la paroi, l'on peut suivre ses contours vtsu et encore mieux par la percussion.
Cette distension gazeuse a aussi l'avantage de permettre la distinction entre la dilatation vraie et un simple déplacement de l'organe.
Par le palper, on recherchera le clapotement. Celui-ci est facile cà percevoir quand un estomac dont le pylore est rétréci est rempli de ces masses liquides [déjà signalées à propos du vomissement. Mais quand la dilatation est peu marquée, le clapotement devient moins net, et l'un de nous (Debove^) a récemment montré que les anses intestinales à demi distendues par des gaz pouvaient, sous l'influence des mouvements communiqués par les doigts, produire un bruit tellement analogue à celui du clapotement, que la distinction devenait très difficile. ChomeP avait déjà attiré l'attention sur cette cause d'erreur et sur celle qui dépend de la présence de liquides et de gaz dans le gros intestin : « Le clapotement stomacal, dit-il, pourrait se confondre avec un bruit analogue dont le gros intestin est quelquefois le siège, qui se produit également par le mouvement de latéralité du tronc, mais mieux encore par la pression de la main sur les régions occupées par les côlons. On le rencontre particulièrement chez les sujets qui ont pris récemment un lavement, et chez ceux qui sont atteints de diarrhée séreuse. La connaissance de ces