cent
Diam. vertical . . .
A 4 mois.
A 5 mois.
De 9 à 10 mois.
A 1 an.
Diam. transversal .
Diam. vertical . . .
De 1 an 1/2 De 3 ans à A 4 ans. A 6 ans. A 7 ans.
à 2 ans 1/2. 3 ans 1/2.
Diam. transversal . . 10-14 10,1-13,2 12-13 13-16,5 13,5
Diam. vertical .... 5-8 5-9 7-8 6-10,3 8
On peut distinguer à l'estomac deux faces, une antérieure et une postérieure, deux bords, un supérieur et un inférieur, une base formée par la 'grosse tubérosité à gauche, un sommet formé à droite par la petite tubérosité, et deux orifices, le cardia et le pylore.
La face antérieure de l'estomac est dirigée obliquement Kacc antérieure, en avant et en haut; elle est en rapport avec le diaphragme qui la sépare des dernières côtes gauches, avec le foie, sur une plus ou moins grande étendue de son lobe gauche, et enfin avec la paroi abdominale épigastrique. Celle-ci présente à ce niveau, au-dessous de l'appendice xyphoïde, une fossette, dite fossette de l'estomac, ou fossette sous-xyphoïdienne.
]. Maliuran, Th. de Paris, 188i5.
Kai-c ])ostérieuro
La face postérieure regarde en bas et en arrière; elle forme la paroi antérieure de l'arrière cavité des épiploons. Placée contre le mésocôlon transverse sur lequel elle repose, elle est en rapport avec la troisième portion du duodénum, le pancréàs, les artères et les veines mésentériques supérieures, derrière lesquelles se trouvent les piliers du diaphragme et l'aorte .
Rord supérieur. Le bord supérieur, ou petite courbure, est normalement inaccessible à l'exploration, car il est caché par le foie; il décrit une courbe à concavité supérieure, dirigée en haut quand l'estomac est vide, et en arrière lorsqu'il se remplit; il est longé par l'artère coronaire stomachique. La petite courbure est directement reliée au foie par l'épiploon gastro-hépatique. Le sommet de la courbe est situé au niveau de la 12" vertèbre dorsale ou de la l'<= lombaire et elle embrasse le lobe de Spiegel, le tronc cœliaque, le plexus solaire et de nombreux ganglions lymphatiques.
Le bord inférieur ou grande courbure, convexe inférieurement, est dirigé directement en bas quand la cavité gastrique est vide. Lorsqu'elle est remplie, le bord se redresse et se trouve incliné en avant vers l'hypochondre gauche et la paroi abdominale. Il commence à être en rapport avec cette dernière au point de réunion de la 9"= et de la 10° côte. Peu accentuée d'abord, la courbe se dessine davantage après avoir dépassé la ligne médiane, à partir de laquelle ce bord remonte vers la partie moyenne de la vésicule biliaire, pour joindre l'extrémité droite de l'estomac, placée sous le foie. Le bord inférieur de l'estomac descend rarement au-dessous d'une ligne horizontale passant par l'ombilic; ceci, bien entendu, à l'état normal.
La grande courbure est en rapport avec le grand épi-
Bord inférieur.
ANATOMIE
ploon inséré sur elle dont les feuillets antérieurs s'écartent à mesure que l'estomac se distend. Elle est longée par les artères gastro-épiploïques et se trouve à peu près au contact de l'arc du côlon.
Nous avons comparé la forme de l'estomac à un cône. orosso La base de ce cône, représentant l'extrémité gauche de '^"'^'-10»'*'l'organe, semble formée par une sorte de demi-sphère surajoutée, appelée grosse tubérosité.
Elle part de l'orifice supérieur, situé au niveau de l'extrémité sternale des 6'' et 7° côtes en avant, de la 11^ vertèbre dorsale en arrière. La partie supérieure de cette tubérosité est recouverte par le lobe gauche du foie, et elle est en rapport intime avec le diaphragme par accotement des séreuses pariétale et viscérale. D'ailleurs elle s'élève encore après avoir quitté l'orifice supérieur de l'estomac, et atteint le quatrième espace intercostal. De là à l'insertion sternale de la 7® côte elle est couverte parle poumon. A gauche, le point extrême de la grosse tubérosité est en rapport avec la rate par l'épiploon gastro-splénique dans lequel cheminent les vaisseaux courts. En avant, quand l'estomac est plein, elle vient au contact de la paroi abdominale; enfin en arrière se trouvent la capsule surrénale gauche, la queue du pancréas et les vaisseaux spléniques.
La grosse tubérosité remonte donc à une certaine hau- Aire de Traube. teur dans la cavité thoracique et forme ainsi derrière les côtes et les fausses côtes une zone tympanique. Cette zone, que limitent, en haut une courbe arciforme à concavité inférieure, et en bas les fausses côtes, a reçu le nom à!espace semi-lunaire ou A' aire de Traube.
La limite supérieure de cet espace semi-lunaire est déterminée par la matité du lobe gauche du foie, et celle du bord droit du cœur, la sonorité spéciale du bord inférieur du poumon gauche et la matité de la rate.
La ligne de matité qui va du bord supérieur du lobe gauche du foie jusqu'au bord droit du cœur, ligne gastrocardiaque de Constantin Paul, est assez facile à déterminer. En percutant superficiellement, on arrive à saisir la ligne de démarcation des cavités thoracique et abdominale (ligne gastro-pulmonaire). L'arc que l'on peut ainsi déterminer décrit une courbe commençant au bord gauche du sternum, coupant obliquement les 7" et 6" cartilages costaux, longeant le bord inférieur de la 6® côte, et s'infléchissant alors assez brusquement pour gagner le bord antérieur de la matité splénique, et la partie antérieure de la 11« côte. La corde de cet arc est formée par le rebord costal (Rondot)*.
Étudié en Allemagne par Traube et Guttmann, en France par Jaccoud, Grancher, G. Sée, Rondot et Artigalas, l'espace semi-lunaire est surtout intéressant à connaître au point de vue du diagnostic des affections de la plèvre et du poumon gauches, du cœur et du péricarde. « Les variations d'origine gastrique comportent en plus des nuances de sonorité suivant l'état de plénitude ou de vacuité, l'ampliation ou le rétrécissement de l'espace dans les mêmes circonstances, et surtout dans les altérations de l'organe qui en accroissent ou en diminuent le volume . Les tumeurs de la grosse tubérosité n'entraînent que très rarement une déformation de la limite curviligne de résonance (Rondot). »
vutro A son extrémité droite l'estomac présente une dilatation
P^'"'"- ampullaire à laquelle Willis a donné le nom d'antre du pylore, et que l'on désigne en général sous le nom de petite tubérosité. Sa forme est celle d'un sac conique dont les parois s'inclinent obliquement, de gauche à droite,