BuGGE, Tijdskrift f. pract. Med., n
2. Rosenbach, Berl. klin. Wochenschrifl, n° SI, p. 742, 187G.
vante : Il fait, au moyen d'une poire en caoutchouc, pénétrer de force une ou deux bulles d'air dans l'estomac, h travers la sonde. Lorsque l'orifice inférieur de celle-ci plonge dans le liquide, il se produit alors un râle éclatant à grosses bulles, souvent métalliques. Si l'orifice reste au-dessus du liquide, on n'entend que le sifflement de l'air expulsé, il suffit alors de retirer ou d'enfoncer la sonde, pour savoir si le liquide monte ou descend quand on ajoute de l'eau, et pour mesurer en même temps la quantité dpnt s'abaisse la grande courbure. Chez un individu dont l'estomac est dilaté, 500 centimètres cubes de liquide déterminent seulement une élévation insensible du niveau, 1000 centimètres cubes produisent quelquefois son abaissement; au contraire, chez les individus sains, ce phénomène se produit seulement si l'ingestion des masses liquides est brusque. Sigmund Purjesz' a proposé d'adapter un manomètre à la sonde ; tant que l'extrémité de celle-ci est dans l'œsophage, on constate des variations négatives de la pression. Elle devient positive quand le cardia est franchi; on note ce moment et celui où on ne peut plus enfoncer la sonde davantage. La longueur de tube qu'il a fallu employer mesure la dimension verticale de la cavité gastrique.
On conviendra que, pour être intéressants en tant qu'expériences de physique, tous ces moyens sont peu pratiques, et nous préférons l'exploration simple avec la sonde, associée ou non à la distension gazeuse artificielle de l'estomac. Ces procédés suffisent, en effet, et au delà, à difl"érencier un estomac dilaté d'un estomac déplacé et d'un grand estomac. Dcîplaccniput Le pylore peut être déplacé et basculer en avant et en bas do 1 estomac . ^^^^ douuc Hcu, OU réalité, à aucun trouble gas-
trique. On perçoit, par la palpation et par la percussion, la
1. Sigmund Purjesz, D. Arcfi. f. Min. Med., Bd XXIII, p. 354, 1879.
LA DILATATION
grande courbure de l'estomac au-dessous de l'ombilic. On serait alors très disposé à affirmer une dilatation, tandis qu'en faisant dégager de l'acide carbonique dans la cavité gastrique, on voit non seulement la grande, mais aussi la petite courbure se dessiner sous la peau, et l'on peut tracer les contours de tout l'est-omac sur la paroi abdominale en suivant les bords de la zone sonore correspondante. Cette luxation du pylore, fréquente chez les neurasthéniques, sur laquelle Ewald ' a insisté et que nous avons nous-mêmes eu plusieurs fois l'occasion de constater, est une des raisons qui font que la dilatation se diagnostique si facilement chez ces malades, qui croient souffrir de l'estomac quand celui-ci n'est pas malade. On ne peut affirmer ce déplacement qu'en employant les mélanges effervescents; eux seuls permettent, en effet, de le distinguer des cas de mégastrie. Dans les deux cas, l'estomac est vide le. matin à jeun; mais, dans ceux où il existe un abaissement du pylore, on trouve, en employant les divers moyens d'exploration, un abaissement de la grande courbure tandis que la petite a conservé ses rapports normaux. Dans l'une et l'autre circonstance, la déplétion de l'estomac dans un laps de temps voulu, indique seule que la tonicité du muscle est conservée.
Quand on aura toute certitude qu'il s'agit bien de dila- Diagnostic tation, il restera encore à diagnostiquer la cause de cette '^'^^^ dilatation.
L'histoire antérieure du malade, l'examen des matières vomies, et les résultats fournis par l'étude d'un repas d'épreuve fourniraient alors les principales données. Les commémoratifs diffèrent, en effet, considérablement suivant qu'on se trouve en présence d'une dilatation d'origine can-