Mac Burney, Medic. News, 16 janvier 1886. {R. S. M
venait d'une déchirure longitudinale de la muqueuse et de la sous-muqueuse du pylore.
Le second cas est celui d'une femme de o2 ans, atteinte de dilatation de l'estomac et de sténose du pylore, par suite d'ulcère. Ce dernier n'était pas encore complètement cicatrisé, comme on le constata en pratiquant la divulsion.La malade succomba 31 heures après l'opération avec de l'anurie, et l'autopsie révéla des lésions rénales graves.
Loreta^ eut un peu plus tard un nouveau succès (voy. plus haut) chez un homme de 51 ans, alcoolique, qui, les quinze dernières années, avait présenté des signes d'ulcère rond. Depuis un certain temps étaient survenus des vomissements 4 à 5 heures après chaque repas ; la constipation était opiniâtre, la maigreur squelettique. [L'estomac très dilaté ne semblait pas être le siège d'une tumeur, mais on sentait un cordon dur et résistant au point oii la douleur était le plus intense. Le 30 janvier 1888, on fit la laparotomie et l'ouverture de l'estomac; le doigt ne put franchir le pylore. Loreta fît passer par cet orifice une grosse bougie uréthrale, puis une sonde œsophagienne, puis enfin un doigt de la main droite, et ramena le pylore auprès de l'incision abdominale; il introduisit alors l'index gauche, et parvint péniblement à pratiquer, après des tractions qui durèrent plusieurs minutes, la divulsion de deux bourrelets fibreux très durs; il écarta ensuite l'un de l'autre les deux doigts introduits dans l'orifice pylorique jusqu'à une distance de S centimètres (la divulsion ne doit en effet pas être portée plus loin, si l'on ne veut amener une déchirure). Le malade guérit.
BartonHrouva, dans un cas analogue, un pylore n'ayant plus que 1/4 de pouce de diamètre, et admettant avec
1. Loreta, [m liiforrna medica, 18 février 1888. (fi. .S. iW.)