‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 217 sur 243 · Barton, Philad. Rep · texte numérisé non relu

Barton, Philad. Rep

APPENDICE

peine une sonde n° 10 de la filière française; l'opérateur introduisit successivement dans l'orifice rétréci un petit dilatateur utérin, une pince œsophagienne, puis les doigts. Quatre jours après, la malade s'alimentait par la bouche, et son poids alla rapidement en augmentant, tandis que les fonctions gastriques et intestinales redevenaient normales.

La même année. Trêves* enregistra encore un succès sur un malade arrivé, comme ceux dont nous venons de parler, au dernier degré de l'inanition. On ouvrit verticalement l'estomac, entre les deux courbures, à deux pouces de l'orifice pylorique, après avoir amené le viscère à l'extérieur par la plaie abdominale, au moyen de deux pinces garnies de gutta-percha et stérilisées. L'incision stomacale était juste suffisante pour laisser passer le doigt ; le chirurgien, maintenant le pylore de la main gauche, introduisit l'index droit dans l'orifice rétréci, et l'engagea de façon à dilater progressivement l'anneau ; puis, après avoir agrandi l'incision de l'estomac, il introduisit le médius, et fit franchir le pylore à ses deux doigts, sans provoquer ni déchirure ni hémorragie. La suture fut faite et l'estomac réintégré. Le premier jour, il y eut des vomissements muqueux qui cessèrent par des lavages de l'estomac avec l'eau boriquée. L'alimentation fut reprise le neuvième jour, et, le vingtième, le malade était guéri. Douze mois après, il se portait bien. Trêves cite à ce propos une opération analogue faite par Hagyards, et publiée dans le Bitish med. Journ., le 15 février 1887.

Dans une observation de Kœhler% la divulsion échoua et la malade mourut au bout de 24 heures, malgré une tentative d'abouchement du duodénum à la peau. Enfin,

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