Rydygier, loco citalo
à travers des déchirures non sanglantes du mésentère; puis on pratiqua une incision de 5 centimètres sur la partie convexe de ce segment intestinal, et on pratiqua sur la face antérieure de l'estomac, à 4 centimètres au-dessus de la grande courbure, un pli de 8 centimètres. On • sutura la face postérieure de la plaie intestinale au pli stomacal, en traversant avec les fils les séreuses et les musculeuses des deux viscères. Le pli stomacal incisé, les artères furent liées au catgut, les muqueuses stomacales et intestinales réunies sur la lèvre postérieure, et enfin les parois antérieures rapprochées et suturées. En dernier lieu, le bout supérieur de l'intestin fut suturé contre la paroi gastrique un peu au-dessus du nouvel orifice, pour éviter la circulation des matières dans un mauvais sens.
Le malade se remit avec lenteur, mais complètement. Il en fut d'ailleurs de même chez le deuxième, âgé de 32 ans, chez lequel d'énormes adhérences avaient empêché de pratiquer la pylorectomie. L'opération fut faite le 28 juin 1884, et le malade sortit tout à fait rétabli, le 22 juillet suivant.
Hahn*, croyant à un cancer du pylore, répéta la même opération, beaucoup plus fréquemment employée dans cette dernière maladie ; mais comme la cachexie disparut et comme son malade était en parfaite santé deux ans après, il est probable, et l'auteur lui-même l'admet, qu'il s'agissait d'une simple hypertrophie des fibres musculaires.
Une fois, Fritzsche^ a pratiqué la gastro-entérostomie dans les mêmes conditions. Il s'agissait d'une femme de 37 ans, ayant eu des hématémèses et du melaena, et tourmentée par des douleurs stomacales extrêmement vives après la moindre ingestion de liquide. La cavité gastrique,