PoLLOSSON, Lyon, méd., 15 nov
4. Mac Cormack, Brit. med. Journ., p. 553, 12 mars 1892. (R. S. M.) 0. MiKULicz, cité par Kranschc, D. med. Wochenschrift, 8. dcc. 1892.
6. Hahn, cité par Senator, D. med. Wochenschrift, 8 déc. 1892.
7. 8,9, Jaboulay, Doyen, Dekontaine, Archives provinciales de chirurgie, I, juillet 1892.
autoriser a intervenir ainsi an lien d'eiïccluer la gastrocntérostomic, dont nous allons maintenant dire quelques mots. On trouvera peut-être que nous nous sommes longuement étendus sur la partie chirurgicale de notre sujet, mais cela nous a paru nécessaire. On fait grand bruit des opérations de ce genre faites à l'étranger; il étàit utile de démontrer que les succès obtenus sont l'exception. Et encore lorsqu'on parle de succès, on parle simplement de succès opératoire, car le cancer récidive et se généralise; dans les cas où la guérison a semblé définitive nous avons de fortes raisons de croire qu'il y avait eu erreur de diagnostic. En un mot, nous concevons très bien qu'on opère un cancer du sein car l'opération n'expose pas à de grands dangers, mais nous trouvons bien hardi le chirurgien réséquant un cancer du pylore; nous disons hardi par simple euphémfsme.
Castro- M. Guinard a réuni 105 cas de gastro-entérostomie, opé-
térostomie. , . • <> , , , i , -.^t
ration qui tut proposée et dénommée par Wôlfler' en 1881. Ce dernier incisa la grande courbure de l'estomac sur une longueur de 5 centimètres au-dessus de l'insertion du grand épiploon. Une anse intestinale fut ouverte dans une même étendue de son bord libre, puis les bords de l'incision de l'anse intestinale furent fixés aux bords de l'incision gastrique par une double suture, l'une de la muqueuse et l'autre de la séreuse (sut. de Lembert). 4 semaines après l'opération, l'état général du malade était devenu très bon. Depuis, on a ajouté à cette technique l'introduction dans chaque ouverture viscérale d'une plaque d'os décalcifié, apposée au moyen de fils de soie. On peut ainsi obtenir une occlusion plus hermétique sans craindre de couper les tissus. En outre, il est excellent de renforcer les
i. WûLFLER, Centralblatl f. Chirurgie, n" 35, p. 105, 1881.
APPENDICE
points faibles de la paroi du nouvel orifice par de larges greffes mésentériques.
Depuis la publication de ces 105 observations, R.-F. Weir* a fait connaître, en 1891, l'observation d'un malade qui survivait depuis un an, Clarke^ obtint une prolongation de 3 semaines; Brown^ obtint une survie de 4 mois. Jesset sur 5 gastro-entérostomies a obtenu une survie des 9 mois; deux autres malades étaient déjà opérés depuis 15 et 30 mois; Michaux^ et Mikulicz" ont publié chacun un succès qui semble devoir assurer une prolongation d'existence assez longue, Jaboulay a obtenu 3 survies; Doyen a eu 2 survies et 2 morts; Boiffin^, un insuccès, et M. Jeannel a, avec l'un de nous (Rémond), perdu un malade par inanition croissante.
La mortalité opératoire indiquée par M. Guinard était de 31,30 p. 100 : ces nouveaux cas, comportant seulement 3 morts sur 18 opérations, montrent d'une façon encore plus nette l'action palliative du traitement chirurgical du cancer par la gastro-entérostomie. Elle supprime les vomissements, lès souffrances du malade; comme d'ailleurs les dangers sont incomparablement moindres qu'avec la pylorectomie, si le malade n'est pas trop cachectique, on peut proposer l'opération pour prolonger l'existence.
Il nous reste à dire deux mots de ce que l'on appelle opération l'opération de Billroth, la gastro-entérostomie jointe à la Biihoth. pylorectomie, opération consistant à enlever la tumeur pour aboucher ensuite l'intestin ailleurs qu'au pylore.