‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 229 sur 243 · BoiFFiN, Ga^. mi!J. de Nantes, 12 mai · texte numérisé non relu

BoiFFiN, Ga^. mi!J. de Nantes, 12 mai

M. Guinard on a relevé quatre observations, mais il ne donne pas les résultats.

Depuis, Bull' aréussi, sur 2 nouveaux opérés, à en sauver un ; l'autre avait succombé par le fait d'une faute de technique.

Enfin, quelquefois les chirurgiens n'ont pu faire, à cause d'adhérences trop intimes, ou pour toute autre raison, aucune des opérations mentionnées jusqu'ici. Ils Diioilénostoraic. ont alors eu recours à la duodénostomie pour assurer l'alimentation du malade. Cette opération a été faite pour la première fois, semble-t-il, par Langenbuch% le 4 septembre 1889. L'intestin fut attiré et fixé à la plaie abdominale, puis ouvert le 11 septembre; mais, dès le 14, le malade mourut d'inanition. Hahn (cité par Guinard) fit passer une sonde œsophagienne à travers le pylore rétréci, et le malade survécut plusieurs semaines. Sontham', ayant trouvé un pylore extrêmement adhérent, sortit le duodénum de l'abdomen et le fixa solidement à la paroi de l'incision par des fils d'argent; trois jours après, on ouvrit l'intestin pour alimenter le malade, mais il succomba d'épuisement le soir même. Peu de temps auparavant, Roberston avait également échoué. Golding Bird*, ayant, chez un ma lade de 46 ans auquel il faisait une laparotomie pour aller extirper le pylore, trouvé cet organe trop adhérent au foie, amena le jéjunum à la plaie abdominale et l'ouvrit. Le malade mourut le neuvième jour, parce que quelques parcelles alimentaires glissèrent dans le péritoine, entre la paroi abdominale et l'intestin. Dans une discussion ayant suivi la communication de ce fait, Pearce Gould rappela

1. Bull, A^. Y. med. Journ., p. 52, 10 janvier i891v (.iî. S. M.)

2. Langenbucu, Derl. hlin. Wochenschriff, 2o avril 1881. (/î. S, A/.)

3. SoNTHAM, Brit. med. Journ., p. 1146, juin 1884. [M. S. M.) ■

4. Golding Bird, Brit. med. Journ., p. 1062, déc. 1885, {R, S. M.)

APPENDICE

une observation à lui personnelle, dans laquelle le malade était mort après 48 heures. En 1887, Maydl pratiqua 24 avril, sur un homme de 33 ans atteint de cancer du pylore, une incision allant de l'ombilic jusqu au voisinLe de l'arc costal gauche, souleva le côlon transverse, saisit une anse de l'intestin grêle à 20 centimètres du duodénum, et la fixa à la paroi abdominale Le 30 avril il l'ouvrit et commença à alimenter le malade par cette voie. Ce dernier succomba à une congestion pulmonaire, le 9 juin. Le 15 juin de la même année il ré péta la même opération; mais le patient mourut d affaiblissement progressif au neuvième jour, car la fistule avait été faite trop bas pour que l'alimentation fut sutiisante II est en effet nécessaire de permettre à une aussi grande étendue que possible de l'intestin le contact avec les aliments. Si cette étendue est trop faible le malade meurt d'inanition.

Enfin, Bowermann Jesset [loco citato) a fait en 1892 deux jejunostomies qui furent suivies d'une amélioration relative.

Cela fait au total 10 cas, dans quatre desquels on obtint une survie extrêment courte, et les avantages de l'opération ne semblent pas suffisants pour permettre d'exposer le malade à ses dangers et aux ennuis d'une fistule intestinale.

Nous nous excusons encore une fois d'entrer dans ces détails chirurgicaux, mais il importait pour le patricien de connaître la valeur de tous ces traitements. Qui pourrait honnêtement après de pareils insuccès, dans l'état actuel des choses, conseiller une duodénostomie?

Il est intéressant de savoir ce que deviennent les fonc- Résultats

fonctionnels.

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