Boas, Deutsc/i Wocliensctirift, s
Mathieu * , nous-mêmes ^ avons repris l'étude de cette forme de dyspepsie; et entre les diverses observations ainsi publiées, il n'y a d'autre différence que celle que l'on constate toujours en clinique d'un malade à l'autre. Il faut, pour que cette affection se développe, une prédisposition spéciale consistant en une excilabilité exagérée du système nerveux. Celle-ci sera facilement constatée si l'on a soin d'examiner le malade dans le sens que nous avons indiqué; elle suffit à faciliter le diagnostic de ces accidents d'avec ceux qui dépendent d'une altération organique des centres nerveux.
En réalité ces crises gastriques furent décrites pour la première fois par Lasègue. 11 publia, en effet, l'observation d'un malade de 38 ans, qui, depuis 12 ans, avait, trois ou quatre fois par an et chaque fois pendant 10 à 12 jours, de violents accès de douleurs gastriques avec céphalalgie, renvois acides et rejet de matières muco-aqueuses. Ce malade n'avait jamais eu d'hémorragies; les aliments n'étaient pas vomis;il n'existait pas de signes objectifs. Il est tout à fait analogue à ceux qui ont été observés depuis en Allemagne et en France. Ce qui fait le caractère particulier de la maladie, et distingue ce groupe de faits de toutes les autres affections douloureuses de l'estomac, c'est la brusquerie du début et l'intensité des douleurs ; rien ne peut les faire prévoir, et en même temps la santé est parfaite dans l'intervalle des crises.
Les crises viscérales, à la période préataxique du tabès % n'ont elles-mêmes ni un début aussi soudain ni des intervalles aussi nets.
Nous n'avons eu jusqu'ici à constater que des troubles