‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 34 sur 243 · Boas, ibid., p · texte numérisé non relu

Boas, ibid., p

INTERROGATOIRE DU MALADE

qui coïncidaient avec le merycisme. Le premier considère que la rumination est destinée à assurer la digestion salivaire des substances amylacées, qui ne peuvent continuer, dans un estomac hyperacide, à subir leurs transformations habituelles. Le malade de Boas avait, au contraire, un suc gastrique dans lequel l'acide chlorhydrique faisait complètement défaut. L'un de ces sujets, celui de Alt, fut guéri par l'usage des alcalins, le deuxième, celui de Boas, par l'emploi de l'acide chlorhydrique. Nous en concluons que les troubles chimiques de la digestion gastrique n'ont pas d'importance, et qu'il s'agit exclusivement d'une névrose motrice de l'estomac.

Cette hypothèse est d'ailleurs encore justifiée par un fait, que Jûrgensen ^ a mis en lumière, à savoir : l'impossibilité où sont les merycoles de ruminer les aliments introduits par la sonde. L'un de nous (Debove) a vérifié ce fait il y a déjà plusieurs années. Certains vomissements nerveux présentent aussi cette particularité; le malade vomit tout ce qu'il avale, mais conserve ordinairement les aliments artificiellement introduits \

Bourneville et Seglas croyaient encore le merycisme extrêmement rare ; ils n'en avaient pu trouver en tout que 60 observations; nous le considérons comme moins rare, puisqu'en un an, dans un seul recueil, nous en relevons quatre exemples.

Le merycisme est le dernier symptôme gastrique fourni par l'interrogatoire du malade; nous allons maintenant passer en revue les divers moyens d'exploration mis à notre disposition par les recherches modernes.

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