OuRASTzow, loco cUato
EXPLORATION DE L'ESTOMAC
pérityphlite, péritonite, occlusion intestinale, typhus abdominal, etc.
8° Les maladies de l'estomac qui ne s'accompagnent pas de dilatation, celles de l'intestin qui ne s'accompagnent pas de tympanisme n'ont aucune action sur les limites de l'estomac.
9° Le facteur le plus important dans le cas particulier est, sans contredit, l'état général de la nutrition; chez tel individu vigoureux la limite inférieure de l'estomac restera dans le tiers moyen de l'espace sus-ombilical, tandis qu'elle arrivera à l'ombilic chez un sujet faible, mal bâti, anémié.
Le bord inférieur de l'estomac descend considérablement au-dessous de ces limites quand l'organe est atteint d'atonie. Piorry avait déjà montré que, tandis qu'un litre d'eau ne fait pas descendre ce bord au-dessous de l'ombilic chez un individu sain, cette quantité détermine, au contraire, dans un estomac ayant perdu sa tonicité, un abaissement plus ou moins considérable. Dehio' a conseillé de faire boire ce litre d'eau par fractions, de façon à apprécier encore plus nettement, en percutant entre l'ingestion de chaque verre, le degré de tonicité que l'organe a conservé.
Mais cette limite inférieure de l'estomac n'est pas le seul point qui nous intéresse et la percussion nous donne encore des renseignements sur les dimensions totales de l'organe. Ceux-ci ont d'autant plus d'importance, que si un abaissement de la matité de l'estomac plein est un signes fréquent de sa dilatation, il peut être aussi un signe do son abaissement en totalité avec conservation de ses dimensions absolues; ce phénomène n'est pas très rare.