Decker, Berlin kl. Wochenschrift, p. 975, Il nov
2 WoTiTZKY, Prac/er. Wochenschrift, n" 31, 189).
3* SiLBERSTEiN, D. mcd. Wochemchrift, 9, p. 324, 1891.
4. Klemperer, Berlin, klin. Wochenschrift, p. 956, 19 nov. 1888.
EXPLORATION DE L'ESTOMAC. 99
enfin elle ne se mélange pas avec les autres liquides contenus dans la cavité gastrique. Il suffit d'évaluer la quantité d'huile qui, dans un temps donné, a quitté l'estomac pour passer dans l'intestin. Au moyen de la sonde, munie d'un entonnoir, on verse dans l'estomac 105 grammes d'huile (5 grammes restent adhérents aux parois des instruments). Au bout de deux heures on retire cette huile avec la sonde, et on lave soigneusement l'estomac avec de l'eau pour entraîner les dernières gouttes qui auraient pu y rester. Quand l'huile s'est séparée de l'eau, on l'agite avec de l'éther pour la débarrasser des mucosités et on la pèse. On trouve ainsi qu'au bout de deux heures un estomac normal doit avoir chassé 70 à 80 grammes d'huile dans l'intestin. Klemperer a constaté par ce procédé que dans les conditions physiologiques les contractions de l'estomac n'étaient pas arrêtées par la neutralisation des acides gastriques; elles seraient, au contraire, entravées par un excès d'acidité. L'estomac se débarrasserait de l'huile d'une façon continue et non par saccades. Dans le catarrhe chronique de l'estomac l'activité motrice de l'organe est notablement affaiblie ; elle est moindre pendant les crises que pendant les périodes de repos. Certaines névroses de l'estomac se compliquent aussi d'une diminution marquée du travail moteur ; quant au cancer, il donne des résultats inconstants.
L'auteur ne nous dit pas quelle action exerce sur l'intestin le passage d'une quantité aussi considérable de substances grasses. Il faudrait donc admettre que leur digestion est possible sans inconvénients, mais Brunner*, après avoir contrôlé ces expériences, comme celles d'Ewald| a trouvé que l'estomac normal ou malade mettait à peu près toujours le même laps de temps à se débarrasser de