Bhunner, loco cilato
l'huile qu'on y a versée. Du reste le chiffre de 70 à 80 grammes, indiqué par Klemperer comme moyenne de la quantité d'huile normalement chassée dans l'intestin après deux heures, semhle trop élevé et Brunner le réduit à oO ou 60 grammes.
Si l'on ajoute aux différences entre ces données et celles de l'inventeur de la méthode, que cette dernière n'est rien moins que pratique, on comprendra comment l'exploration de la cavité gastrique, le matin à jeun, que nous avons toujours employée, reste, sinon le plus précis des procédés en usage, du moins le seul dont les résultats, joints à ceux que fournit la méthode de Leube, aient une valeur certaine. Incontestablement on n'a pas encore trouvé une formule précise de l'insuffisance mécanique de l'estomac. Il semble qu'il soit difficile d'arriver à une détermination beaucoup plus exacte de l'état des fonctions motrices. Il est certain enfin que, jointes aux données obtenues par l'étude des sécrétions, celles que nous pouvons nous procurer aujourd'hui sur la conservation du pouvoir moteur suffisent, et au delà, aux besoins de la clinique.
Troubles L'cxamcn des fonctions sécrétoires de l'estomac se des tonctions £^-^ g^^^f j-^rcs exccptious, au moyen de la sonde. Ou de sécrétion. ^^^^^^ ^^^^^ l'avoir introduite et munie d'un entonnoir, on cherche à reconnaître, en s'en servant comme d'un siphon, quelles sont les substances contenues dans l'organe à jeun, ou bien on fait faire au malade un repas de composition déterminée, et c'est à l'étude de ce repas, retiré en pleine digestion, que l'on demande les renseignements . voulus sur l'état des sécrétions. Dans les deux cas il faut employer un certain nombre de réactifs pour déceler, dans les liquides obtenus, les substances normales ou anomales qu'ils contiennent; les mômes réactifs peu-
EXPLORATION DE L'ESTOMAC
vent encore être employés pour doser ces substances. Enfin il va sans dire que les mêmes méthodes s'appliquent à l'analyse des matières vomies. Laissant de côté par conséquent, pour un instant, les considérations générales de séméiologie gastrique auxquelles nous nous sommes livrés jusqu'ici, nous allons mettre sous les yeux du lecteur tous les détails techniques dont il pourra avoir hesoin.
Le nombre des procédés employés dans cette étude est considérable. Nous avons couramment employé les uns et seulement expérimenté les autres. Nous croyons rendre service à ceux qui nous liront en n'accumulant pas un nombre considérable d'indications exposées par nous dans un autre ouvrage', et en ne donnant seulement ici que les méthodes dont nous avons pu apprécier la réelle valeur.
On doit distinguer, dans les substances retirées par la sonde, celles dont la présence est normale et celles qui sont le résultat d'un travail anomal ou d'un état pathologique; les premières doivent surtout être étudiées après qu'une excitation régulière a placé les glandes dans un état analogue à celui de leur fonctionnement physiologique; les secondes peuvent être recherchées indifiFéremment dans le contenu de l'estomac, à jeun ou non.
La meilleure excitation pour les glandes gastriques est Rep^s sans contredit un repas. Celui-ci [repas d'épreuve) doit d'épreuve, réunir, pour pouvoir être utilement employé, un certain nombre de conditions. Parmi tous ceux dont on a, à un moment donné, préconisé l'usage, nous préférons celui qui a été proposé par EwakP. Il se compose de 35 à 70 grammes de pain blanc et de 300 grammes de thé lé-
d. Dkbove et RÉMOND, loco eilalo.