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Haykm et Wlnter, Du chimisme stomacal, Paris

EXPLORATION DE L'ESTOMAC. ' • >109

plus simple et, partant, plus à même d'être suivie par tout^' le monde; nous ajouterons à l'étude de la méthode : d'Hayem-Winter le procédé de partage entre les acides . -

minéraux et les acides gras que l'un de nous (Rémond) a publié en collaboration avec M. Mathieu.

On prélève trois échantillons de suc gastrique de Procédé 5 centimètres cubes chacun, et on les évapore au bain- '^^^^'«'"■wiQter. marie dans trois capsules, «, h et c. La capsule a reçoit en même temps que le suc gastrique un excès de carbonate de soude desséché et pur; on l'évaporé ensuite à sec. Le contenu de la capsule ô est d'abord évaporé à sec, puis, après l'avoir laissé sécher pendant environ une heure, on lui ajoute un peu d'eau distillée et un excès de carbonate de soude, puis on la dessèche de nouveau. Le contenu de c est évaporé purement et simplement. Si au cours de l'opération 6 et c noircissent, on peut déjà affirmer que le liquide contient de l'HCl libre.

Une fois les trois capsules desséchées, on calcine doucement leur contenu à la flamme non éclairante d'un bec de Bunzen, en ayant soin de le triturer avec une baguette de verre et de ne pas laisser la calcination aller plus loin que le point où le mélange de charbon et de carbonate que contiennent a et 6 prend une teinté grisâtre; à ce moment d'ailleurs, le mélange devient pâteux. Il est bon d'employer des capsules dont le fond soit verni sur toute son étendue ; sans cela l'eau du bain-marie imbibe la porcelaine qui se trouve à son contact et on risque de voir la capsule se briser*.

1. Cette remarque paraîtra enfantine aux hommes de laboratoire qui •pourront la lire, mais nous avons vu si souvent cet accident gêner et dépiter par Id perte de temps qu'il provoque, les médecins qui essayaient le procédé qui nous occupe, que nous avons cru utile de les mettre en garde contre lui.

no SÉMÉIOLOGIE DES MAI.ADIES DE L'ESTOMAC.

Quand la calcination est terminée, on lave chaque capsule, préalablement refroidie, avec de l'eau bouillante aiguisée d'un, excès d'acide azotique et on jette les eaux du lavage sur un filtre qui retient les impuretés.

Qhacun des liquides ainsi filtré et recueilli est alors a-dditionné de carbonate de chaux pur, par petites quantités à la fois, et jusqu'à cessation d'effervescence; puis on y verse quelques gouttes d'une solution concentrée de chromate jaune de potasse. Enfin on dose avec une solution d'azotate d'argent titrée la quantité de chlorures contenus dans chacun de ces liquides. La coloration rougebrique que prend à un moment donné le chromate indique que tous les chlorures ont été transformés en chlorure d'argent.

On obtient ainsi trois chiffres, a, b, c correspondant chacun à l'une des trois capsules :

a représente le chlore total contenu dans les 5 cent, cubes de suc gastrique ;

a-b le chlore à l'état d'acide chlorhydrique libre;

b-c le chlore à l'état de combinaisons organiques de l'HCl;

c la quantité de chlore combiné aux bases minérales.

Les auteurs de ce procédé, faisant ensuite intervenir le chiffre qui représente l'acidité totale, obtenue comme nous l'avons dit, divisent certains facteurs les uns par les autres et finissent ainsi par obtenir des données très ingénieuses mais un peu spéculatives', et d'après lesquelles ils ont classé les dyspepsies. Nous n'en demandons pas tant à cette méthode : telle que nous l'avons décrite elle, suffit et au delà aux besoins du diagnostic.

1. BouvERET et Magnen, LyoTi médical, 26 juillet 1891. — Mintz, Deulsch Wochenschrift, n» 52, 1891.

EXPLORATION DE L'ESTOMAC

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En dehors de l'acide chlorhydriquc, . le- suc gastrique peut contenir, soit associés avec ce corp^,- soit isolés, un certain nombre d'acides organiques en têtQ. desquels se range l'acide lactique. Si l'on ajoute à 10 cent., cubes d'une solution d'acide phénique à 4 p. 100, 20. cent.' cubes d'eau et deux à trois gouttes de perchlorure defei (solution du Codex), on obtient un réactif couleur amétlujsle qui porte le nom de liquide à^Uffelmann ^ Quelques centimètres cubes de ce réactif, mélangés avec précaution à un suc gastrique qui contient de l'acide lactique, prennent une teinte jaune-citron très nette.

Malheureusement cette réaction, la seule qui permette pratiquement de déceler la présence de cet acide organique, est également provoquée par un certain nombre d'autres corps, acides gras, phosphates acides, alcool, etc. Ces causes d'erreurs n'ont peut-être pas une très grande importance ; la teinte que déterminent ces corps est moins franche que celle que l'on obtient avec l'acide lactique. Aussi, en cas de doute, pourrait-on mettre quelques gouttes de cet acide dans l'eau distillée, et comparer la réaction fournie par le suc gastrique avec celle que donne cette solution.

A côté de l'acide lactique, on trouve souvent de l'acide butyrique qui se reconnaît facilement à son odeur. Si l'on avait des doutes sur sa présence, on pourrait agiter le mélange avec de l'éther (10 cent, cubes de suc gastrique avec 50 cent, cubes d'éther), recueillir celui-ci, l'évaporer doucement et reprendre le résidu avec un peu d'eau. En mettant dans cette eau un peu de chlorure de calcium en cristaux, on voit l'acide butyrique surnager sous forme de gouttelettes huileuses . Ces dernières, recueillies et chauf-

Recherche <lo l'acide hictique.

Recherche des acides ffras.

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