Uffelmann, D. Arch. f. klin. Med. Bd XXVI, p
fées avec un peu d'alcool et une ou deux gouttes d'acide sulfurique, donneront du butyrate d'éthyle, caractérisé par son odeur de fraise. L'estomac dilaté peut également renfermer de l'acide propionique, dont l'odeur aigre se communique si souvent aux produits qui ont longtemps séjourné dans sa cavité. En distillant les matières avec précaution, on pourra recueillir cet acide dans les premières parties qui passeront; traité comme l'acide butyrique, il donne une odeur de fruits facile à reconnaître.
L'alcoolisme chronique, une dilatation de l'estomac avec stase prolongée des aliments hydro-carbonés, donnent quelquefois lieu à la production d'acide acétique. Celui-ci se reconnaît facilement à son odeur ; d'ailleurs il est, lui aussi, soluble dans l'éther. Après l'avoir isolé au moyen de ce véhicule, on le caractérisera en le traitant par une solution d'azotate d'argent qu'il ne réduit pas, mais avec laquelle il donne un précipité soluble à chaud; ou bien on le neutralisera avec un peu de soude, puis on le traitera par l'alcool et l'acide sulfurique à chaud qui déterminent la production d'acétate d'éthyle, dont l'odeur est caractéristique. Un troisième procédé consiste à calciner le résidu de l'évaporation de l'éther avec une trace d'acide arsénieux; on obtient alors l'odeur infecte du cacodyle.
Ce sont déjà là des réactions un peu délicates, et faute d'une habitude suffisante des manipulations chimiques, il sera sage, dans la pratique, de s'en tenir à la réaction d'Ulfelmann et aux renseignements que donne l'odeur du liquide que l'on examine.
Si la détermination qualitative des acides gras est chose délicate, leur dosage est encore plus difficile et ce ne sont guère que les sels d'argent des acides lactique et butyrique, ou les sels de baryte des acides gras supérieurs qui
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permettent de caractériser avec certitude et de doser, en poids, ces différents corps.
D'autre part, ce qui est intéressant dans la plupart des cas, ce n'est pas tant de connaître la quantité exacte de •chacune de ces substances que peut contenir un liquide stomacal, mais bien de savoir dans quelle proportion leur ensemble entre dans la constitution de l'acidité totale du liquide.
M. Mathieu et l'un de nous ' (Rémondj ont cherché, en Procddô se basant sur ce que MM. Richet, Berthelot et Jung- "'^Maiiuou fleisch ont appelé le coefficient de partage, à séparer l'ensemble de ces acides organiques de l'acide chlorhydrique contenu dans le suc gastrique.
Pour cela nous dosons, comme nous l'avons précédemment indiqué, l'acidité totale du liquide retiré parle lavage et filtré. Nous obtenons un premier chiffre : A. Nous agitons alors 20 ou 30 cent, cubes de ce suc gastrique pendant 10 minutes dans un entonnoir à boule et à robinet avec une quantité égale ou supérieure d'éther sulfurique pur, puis nous dosons l'acidité du suc gastrique après avoir laissé reposer le mélange du liquide gastrique et d'éther, et avoir décanté le premier. Nous obtenons ainsi un second chiffre : a, dont la différence avec A représente la quantité d'acides organiques qui sont passés dans l'éther. Celui-ci est alors lavé par agitation avec de l'eau distillée dont nous déterminons ensuite l'acidité; soit : b cette acidité. ^ = c, qui représente un chiffre qui est exactement le coefficient de partage du mélange d'acides organiques qui existent dans notre suc gastrique. Ceci veut dire que si l'on vient à laver 1 cent.
i. Debove cl RÉMOiN'D, loco cHcilo.
cube de ce suc gastrique avec C cent, cubes d'élher, l'éther enlèvera exactement la moitié des acides organiques contenus dans le centimètre cube de suc.
Il ne reste plus qu'à agiter 10 cent, cubes du liquide stomacal avec C X 10 cent, cubes d'éther, puis à titrer l'acidité de ce liquide pour avoir par différence avec A un chiffre qui représente exactement la moitié des acides organiques contenus dans le liquide examiné. L'acidité totale moins le double de ce dernier chiffre représente donc l'ensemble des acides contenus dans le suc gastrique à l'exception des acides organiques. Cet ensemble contient surtout l'acide chlorhydrique. Il renferme également les phosphates acides et les matières albuminoïdes acides; nous reviendrons tout à l'heure sur ces dernières.
Ce procédé exige moins de temps que celui d'Hayem et Winter; il peut à lui seul fournir des renseignements suffisants pour le diagnostic. En réunissant les résultats obtenus au moyen des deux méthodes, on a entre les mains toutes les données désirables.
Les ferments, pepsine et présure, que renferme l'estodcs ferments. g^^^^ pg^g nioius intéressants à connaître que les
acides. Lorsque le suc gastrique contient de l'HCl, il est très facile de s'assurer qu'il s'y trouve de la pepsine; on n'a qu'à abandonner quelques cent, cubes du liquide en présence de quelques fragments de blanc d'œuf pendant un certain temps à une température de 37° à 40°. Si le blanc d'œuf se digère, on aura la certitude que l'estomac contient ce ferment. Si la réaction de Gûnzburg avait fait défaut il serait nécessaire d'ajouter au mélange quelques gouttes d'acide chlorhydrique dilué. On admet d'ailleurs que dans ces cas la pepsine n'existe qu'à l'état de pepsinogène; la présence de l'acide est nécessaire à la constitution du ferment.
Étude
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• Celui-ci ne peut so doser; on arrivera à avoir une ide'e suffisante de la quantité continue dans un suc gastrique en cherchant à quel degré de dilution ce suc ne peut plus digérer un poids d'alhumine connu.
La présure, connue en Allemagne, depuis les travaux de Hammersten, sous le nom ferment lab, possède, comme nous l'avons dit en étudiant la physiologie générale des glandes gastriques, la propriété de faire coaguler le lait. C'est elle qui produit ces blocs de coagulum dont s'effraient tant certains dyspeptiques quand ils en constatent la présence dans les matières vomies ; ils prétendent alors, bien à tort, ne pas digérer le lait, parce qu'il se caille dans leur estomac.
Le ferment lab est précédé, au début de la digestion, par ce que l'on a appelé le labzymogène; ce fait a été démontré par Boas' et Klemperer^ Si le suc gastrique reste alcalin, la transformation n'a pas lieu, aussi, en étudiant un liquide dépourvu d'acide, faudrait-il ajouter à réchantillon que l'on a' prélevé un excès de chlorure de calcium. Normalement, la transformation s'opère dans l'estomac en présence de l'HCl dilué. Pour en apprécier la présence dans le suc gastrique, on neutralise avec soin quelques cent, cubes de ce suc; on y ajoute une petite quantité de lait neutre (coloration en rouge du tournesol bleu, en bleu du tournesol rouge), présentant ce que l'on appelle la réaction amphotère, et on met le tout à l'étuve • la coagulation se fait en bloc, différant ainsi des flocons que détermine la présence de l'acide lactique, et elle a lieu au bout de 10 à 25 minutes.
Enfin, si le suc gastrique digère l'albumine en milieu alcalin, au lieu du milieu acidifié par HCl que nous avons