‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 68 sur 243 · Jackscii. Zeitschrift f.phys. Chetnie. Bd XII, p · texte numérisé non relu

Jackscii. Zeitschrift f.phys. Chetnie. Bd XII, p

EXAMEN DES ORGANES

cavité gastrique; un catarrhe gastrique aigu, se propageant au duodénum, déterminera de l'ictère. Un cancer de l'estomac provoquera souvent la formation de noyaux secondaires dans l'épaisseur du parenchyme hépatique; un 'ulcère rond perforé pourra, soit entamer la surface du foie, soit, en provoquant la formation d'une péritonite sous-diaphragmatique enkystée, occasionner un abaissement de la glande. Enfin, lorsque les digestions se font mal, lorsque la stase alimentaire prolongée laisse aux ferments de toute nature le temps de se cultiver dans l'estomac, l'absorption des produits que fabriquent ces derniers détermine un état d'irritation chronique du foie qui se traduit par une congestion de cet organe. Il devient nettement sensible à la pression et il est le siège d'une sensation particulière de pesanteur que les malades accusent assez volontiers. On sait toute l'importance que certains auteurs ont attribuée à cette congestion du foie dans la genèse de la néphroptose.

Quelques auteurs ont étendu encore plus loin le domaine des altérations de l'intestin ou de ses annexes provoqués par les troubles digestifs. Tandis que nous verrons G. von Noorden affirmer hautement l'indépendance relative des fonctions gastriques et intestinales, J. Ihring' range parmi les symptômes de la dyspepsie un grand nombre des altérations chroniques de la partie du tube digestif sous-jacente à l'estomac. Les hémorroïdes, la fissure à l'anus, les fistules ano-rectales sont pour lui des signes éloignés des maladies gastriques ; là du reste ne se borne pas son énumération, mais nous croyons inutile de le suivre dans cette manière de voir, qui nous semble très disculable^

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