MouissET, Rev. de médecine, p. 885, oct
EXAMEN DES ORGANES
chesse du sang en globules et en hémoglobine ne paraît pas avoir fourni des résultats aussi nets. Ceux mêmes qu'elle donne dans le diagnostic du cancer ne sont en réalité que des symptômes tardifs; ils ne se manifestent qu'à une date où l'ensemble des accidents ne doit plus guère laisser de doutes dans l'esprit. Cependant, ce qui est intéressant, c'est la précocité du diagnostic. Certains auteurs ont prétendu que l'étude des urines pouvait fournir à ce point de vue des renseignements utiles. Nous allons chercher à voir ce qu'il faut en penser.
L'acidité de l'urine se modifie au cours de la digestion ; uroio-io. elle diminue, puis disparait de 3 à 5 heures après le repas (Bence Jones*) pour reparaître graduellement. La sécrétion acide de l'estomac semble empêcher le sang de fournir à l'élimination rénale les mêmes éléments qu'à l'état de jeûne. Quincke-, Sticker et Hûbner^ d'autres encore, ont montré que le lavage de l'estomac ou les vomissements déterminaient, dans les cas de gastrorrhée, une alcalescence de l'urine; en outre, si l'urine reste acide ou le devient davantage pendant la digestion, c'est un signe que la sécrétion de l'acide chlorhydrique ne se fait pas ou se fait mal (Boas*).
L'élimination des chlorures a été également l'objet d'un grand nombre de travaux qui ont trait à ses rapports avec la sécrétion chlorhydrique. Jaworski et Gluzinski, RosenthaP, Gluzinski«, Stroh^ Fr. Mûller« et plus récem-