‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 73 sur 243 · Fr. MiiLLER, Zeitschrlft f. klin. Med. Bd XVI p · texte numérisé non relu

Fr. MiiLLER, Zeitschrlft f. klin. Med. Bd XVI p

ment Boiiveret' se sont occupés de cette question; ce dernier a surtout cherché à établir les variations du rapport qui existe entre le chiffre des chlorures et celui de l'urée. D'après ces auteurs, et d'une façon générale, dans l'état de suracidité du suc gastrique, accompagné souvent de cardialgie et de vomissements opiniâtres, que l'on rencontre à la suite du surmenage intellectuel, des émotions violentes ou de la migraine, les chlorures de l'urine sont diminués. Ils le sont également, lorsqu'une quantité de chlorure insuffisante est introduite dans l'organisme (inanition ou vomissements fréquents après le repas) ou lorsque cette quantité étant suffisante, l'absorption se fait mal comme dans les dilatations considérables consécutives à un cancer du pylore. Toutes choses égales d'ailleurs cependant, quand au cours d'une dilatation stomacale très marquée on observe soit une diminution, soit une disparition complète des chlorures de l'urine, il y a plutôt lieu de penser à une affection bénigne, compliquée d'hypersécrétion de HCl, qu'à un néoplasme.

Mais comme dans ces cas les vomissements ont une influence certaine, difficile à apprécier, et que d'autre part ils agissent à la fois sur l'urée et sur les chlorures, qui sont, d'une façon générale, la première augmentée, les seconds diminués dans l'hypersécrétion chlorhydrique, il vaudrait mieux chercher quel est le rapport de ces deux facteurs. On trouve alors, d'après Bouveret, que ce rapport est toujours exprimé, dans l'hyperchlorhydrie, par un chifl"re supérieur à celui que l'on trouve à l'état normal, même si, sous l'influence des vomissements, l'alimentation, insuffisante, fait baisser chacun de ces éléments en particulier au-dessous de l'élimination physiologique.

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