‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 74 sur 243 · Bouveret, Revue de médecine, 1891, p · texte numérisé non relu

Bouveret, Revue de médecine, 1891, p

EXAMEN DES ORGANES

Dans l'anachlorhydrie cancéreuse, au contraire, le rapport en question est toujours au-dessous du chiffre physiologique (ce dernier varie en moyenne de 3 à 4), et ce serait là un signe plus constant que le signe tiré de l'abaissement du chiff're des chlorures seuls (Mûller), en en exceptant toutefois les cas oiî les cancéreux ont des vomissements incoercibles.

Rommelaere * a prétendu qu'il y avait hypophosphaturie dans le cancer de l'estomac; Dujardin-Beaumetz a combattu ces conclusions et, depuis, A. Robin et Fr. Mûller - ont au contraire constaté que le taux des phosphates pouvait être singulièrement augmenté dans cette maladie. Ils sont également en plus grande abondance dans l'hyperchJorhydrie paroxystique que Rosenthal a étudiée à ce point de vue. Enfin Ebstein^ a montré que le phosphate de magnésie pouvait se précipiter directement dans l'urine et s'y trouver en excès, dans des conditions analogues à celles oii nous avons vu que l'acidité de ce liquide diminuait; le précipité se ferait probablement à cause de la plus grande facilité avec laquelle l'urée se transforme, dans les urines alcalines, en carbonate d'ammoniaque. Il n'y aurait donc pas grandes conclusions à tirer de l'étude de ces sels, pas plus d'ailleurs que de celle des sulfates et des produits sulfo-conjugués (V. Noorden'^).

Les variations de l'urée semblent fournir des indications plus nettes. Nous avons déjà vu toute l'importance que Bouveret attachait aux rapports de ce corps avec les chlorures éliminés. Depuis longtemps Rommelaere", Thi-

1. Rommelaere, Journ. de méd., pp. 465-482, 1884 (Bruxelles).

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