‹ Traité des maladies de l'estomacChapitre 76 sur 243 · Grasset, Gaz. heb., 10 mai · texte numérisé non relu

Grasset, Gaz. heb., 10 mai

.•5. Kauzier, Gaz. hebd. de Montpellier, Icvricv 1889.

EXAMEN DES,ORGANES

uerveux.

sur l'urologie des affections gastriques, et dont nous venons de donner une rapide analyse, permettent d'espérer quelque chose de plus que ce que fournissent les moyens habituels de diagnostic. En tous cas, l'étude de cette urologie ne permet pas de se passer des signes qui sont considérés comme classiques, et son oubli ne peut entraîner aucune erreur; c'est-à-dire que l'examen attentif du malade, en renseignant le médecin sur l'état général de la nutrition, fera supposer qu'à tel ensemble symptomatique s'ajoutera probablement une modification urinaire facile à prévoir, tandis qu'on ne tirera de l'examen des urines rien qui ne doive être soigneusement contrôlé et confirmé par les autres moyens d'investigation.

Le système nerveux, comme les autres appareils, subit T.oubics l'influence des modifications provoquâmes dans l'organisme par une maladie de l'estomac; il peut être altéré dans tous les modes de son fonctionnement, et les malades présenteront des troubles moteurs, sensitifs ou psychiques, selon leurs prédispositions personnelles. Les paralysies musculaires sont rares dans ces conditions, mais les crampes, les accèsépileptoïdes^latétanie^ apparaissent quelquefois au cours d'une affection gastrique. Nous n'avons pas à décrire ici cette dernière maladie ; rappelons seulement qu'elle a. surtout été observée comme complication grave de la dilatation. Le coma a quelquefois semblé être lié à des dyspepsies aiguës. Litten' en a cité cinq cas, mais comme ses malades ont chaque fois présenté des phénomènes qui rappelaient ceux que l'on observe dans le coma diabétique : odeur aigrelette de l'haleine, coloration rouge de l'uriné

1. KussMAUL, D. Arch. f. klin. Med., 1869, p. 445. - Schuchardt 7.,7. clirift f. Psychiatrie, 1882, p. 708. '^cnucuARDr, Zeits-

2. RÉMOND (do Metz), Gazette des hôpitaux, 14 novembre 1891 i. LiTTEN, Zeitschrifl f. klin. Med., 1884, supp. Bd p. 81.

parle perchlorure de fer, etc., on peut se demander si une intoxication d'une nature particulière n'était pas venue ajouter ses effets à ceux de la gastrite.

Vertiges. Les symptômcs nerveux paraissent quelquefois réellement en rapport avec un trouble de la circulatioii cérébrale. Le vertige gastrique décrit par Trousseau est resté classique, bien qu'on l'ait souvent confondu avec le vertige de Ménières ou avec celui des malades artério-scléreux ; ce vertige, qui s'accompagne rarement de perte de connaissance, est tantôt provoqué, tantôt, au contraire, arrêté par l'ingestion des aliments. Coutaret' a rapporté plusieurs observations de congestion cérébrale chez des gens âgés d'une quarantaine d'années, congestion qui apparaissait après le repas et qui semblait être le résultat d'une indigestion. Mais ces malades ont guéri par la saignée et on peut se demander s'il ne s'agissait pas simplement d'urémie: en fait, ces observations sont moins fréquentes depuis que l'on connaît mieux les grandes maladies générales comme le mal de Briglit ou le diabète. Cependant, Henoch^ a publié des cas d'aphasie transitoire, qu'il est difficile d'expliquer autrement que par une action réflexe due à une excitation partie de l'estomac. Enfin, il semble qu'il existe de véritables hémiplégies d'origine gastrique. Sandoz=* en a cité quatre cas, qui ont évolué parallèlement à la dyspepsie, et dont trois se sont accompagnés d'aphasie. Certains de ces malades étaient évidemment des hystériques, car ils présentaient des troubles de la sensibilité exactement limités à la moitié du corps parésiée.

Troubles La Sensibilité peut aussi être seule intéressée. Leven*

sonsiiifs.

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